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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 22:10

Dimanche 13 mai : Sallanches - Ambérieu-en-Bugey

 

Départ à 6 heures du matin. La météo annonçait 85% de soleil, mais le temps est couvert et il fait froid, 7 à 8 degrés. La route vers Cluses est pour moi tout seul ou presque. Arrivé à Cluses où il pleut souvent un peu plus qu’ailleurs, j’ai droit à une radée. Je retrouve mes compagnons de route à Marignier : Bernard, Christian, Jo et Jean qui nous suit en voiture.

P1020681Je regrette le cuissard long mais il devrait faire beau et chaud dans quelques heures, ce qui se démentira. Nous empruntons les petites routes bien connues des cyclistes haut-savoyards vers Bonneville et Arbusigny pour couper l’axe Genève-Annecy non loin de Cruseilles.

Puis Cercier jumelé avec le village du même nom dans le Beaujolais. Encore une petite côte après Chilly pour arriver à Clermont, un très très beau village. Au cours de la descente, très belle vue sur le Rhône et Seyssel, là où nous nous arrêtons pour pique-niquer à midi.

Nous retrouvons Jean qui nous a préparé un pique-nique dont tout cycliste rêverait : la table et les 5 chaises, l’apéritif, et en plat de résistance des pâtes puis fromage dessert et café. Un grand merci à Jean notre chauffeur du matin et cuisinier hors pair.

P1020683Cet après-midi, c’est Bernard qui prend le volant et joue au directeur sportif.  Nous roulons plein sud, un bon vent du nord nous pousse jusqu’à Culoz que nous atteignons à des vitesses inhabituelles pour les cyclistes amateurs que nous sommes.

Nous passons à côté du lac de Virieu et peu après, bifurcation à gauche pour exlorer le Bugey.

Nous traversons Contrevoz où j’ai une pensée particulière pour Marie-Thé qui se trouva d’y séjourner il y a de nombreuses années. Côte en direction d’ Ordenaz, la vue est très belle et on devrait voir le massif du Mont-Blanc mais le temps est toujours couvert. Nous retrouvons la Cluse des Hôpitaux et l'Albarine vers Saint Rambert en Bugey.

La traversée d’ Ambérieu n’est pas franchement agréable et nous arrivons à notre hôtel à Château-Gaillard. Pas de possibilité de repas, alors nous optons pour la solution pizzas livrées, cela ne vaut pas le repas de midi.

Cette première journée a été bien remplie, 190 kilomètres pour moi avec environ 2500 mètres de dénivelé et une moyenne de 21 km/heure.

 

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Lundi 14 mai : Château-Gaillard - Noirétable

 

Il fait soleil sur le coup de 7 heures pour notre départ mais toujours aussi froid. Nous traversons la Dombe et ses étangs, beaucoup d’oiseaux dans ce secteur, mais la route est fréquentée… A Lapeyrouse nous tournons à gauche pour rejoindre la Saône un peu plus au sud. J’ai plaisir à retrouver  des paysages qui m’ont été familiers : les monts du Beaujoais, les Monts d’Or et les monts du Lyonnais. J’ ai de nombreux amis cyclistes à Lyon qui fréquentent régulièrement ces routes très agréables.

P1020695Arrêt à Trévoux sur la place de l’église, très belle, avec aussi la vue sur la Saône que nous traversons à Pont Saint-Bernard. Traversée de Anse un peu difficile au rond-point de la N6 et fini les plats de la Dombe, nous montons à Lachassagne, pays des pierres dorées au sud du Beaujolais. Une petite route sur la gauche un peu plus raide que l’axe principal nous permet d’avoir une très belle vue sur la château de Lachassagne.

Quelques routes un peu plus fréquentées nous permettent de rejoindre Les Ponts Tarrets, au pied du col du Pilon, route que j’ai empruntée de très nombreuses fois en voiture pour aller à Saint-Jean la Bussière alors que je travaillais chez DMC.

P1020696De nouveau, nous empruntons de très petites routes verdoyantes pour Affoux et Viollay où Jean nous attend pour le pique-nique, tout aussi agréable que celui de la veille, Viollay où l’industrie textile est encore présente pour la fabrication de  rideaux.

L’ après-midi, c’est Jo qui fait le directeur sportif. Nous empruntons la D1 pour descendre sur Balbigny, un dernier coup d’oeil aux monts du Lyonnais derrière nous et nous traversons la Loire puis la plaine du Forez avant d’attaquer les côtes par Saint Germain Laval, Saint Marcel d’Urfé. L’habitat est différent et préfigure ce que nous allons trouver dans le Massif Central.

Noirétable n’est plus très loin, mais je découvre ce qu’est la TVA en argot UCTM (Union Cycliste de Thyez Marignier) : Une belle route rejoint tranquillement le terme de l'étape, mais une petite route encore plus belle rallonge de quelques kilomètres et permet de faire un peu plus de dénivelé, c’est la route des Crêtes, puis nous descendons tranquillement vers Noirétable en attendant de futures augmentations de TVA…

P1020706Personne à l’hôtel des Chasseurs, après un moment les patrons arrivent, c’est leur jour de fermeture. Pas de problème pour les chambres, mais ils ne servent pas de repas. On nous donne le choix entre l’hôtel de la poste (fermeture annuelle) ou le casino. On ne s’attend pas à trouver un bâtiment moderne aussi imposant où on nous accepte dans la salle non réservée aux joueurs.

Le repas est le bienvenu après 165 kilomètres et 2600 mètres de dénivelé parcourus à 20 de moyenne environ.

 

Mardi 14 mai : Noirétable - Mauriac

 

Toujours aussi froid le matin, le vent du nord persiste. Nous finissons de traverser les monts du Forez pour atteindre les montagnes du Livradois, nous commençons à distinguer la chaîne des Puys, Le Puy de Sancy (1885 mètres) est encore bien enneigé.

Bientôt nous voyons Clermont-Ferrand et traversons l'Allier. Puis Saint Nectaire, très beau village que nous découvrons dans la descente dans un écrin de verdure avec l'église romane en son centre.

P1020714Encore une petite montée vers le lac Chambon, lieu du pique-nique, balayé par les vents très froids. Nous mangeons dans un bistrot et retrouvons quelques membres de l’UCTM.

L’ après-midi, c’est mon tour de faire le directeur sportif, un peu après le lac Pavin, il fait toujours un froid glacial dès que je sors de la voiture. Au bout de 25 km en bon directeur sportif, je m’enquiers de la forme de mon équipe. Pour Jean, ce n’est pas très brillant aussi je lui propose de mettre son vélo dans son véhicule et moi de reprendre la route à vélo. C’est ainsi que cela se passe au TPI, cette règle sera peut-être un jour appliquée dans le tour de France…

P1020715Finalement on lutte plus facilement contre les éléments quand on est dans l’action. Il nous reste des kilomètres et l'heure tourne, après Bort-les-Orgues, pas le temps de voir les orgues. Nous filons vers Mauriac par une départementale fréquentée et roulante. Pas de TVA ce soir.

L’hôtel gîte de France est le meilleur que nous ayons eu, tant pour la qualité des chambres que pour la restauration.

Pour la journée, 190 kilomètres et 3300 mètres de dénivelé. 25 km de moins pour moi…

 

Mercredi 16 mai : Mauriac - Saint-Avit-de-Vialard

 

Ce matin, la température est de 4 degrés et on commence par une descente, enfin le pont est en vue, la remontée ne suffira pas pour se réchauffer.

Nous changeons de région et arrivons dans le Périgord. Une belle descente à faible déclivité et  très roulante nous permet de faire des kilomètres sans fatigue et à grande vitesse et nous traversons la Dordogne à Argentat, une très belle localité.

P1020722C'est à Martel, village que j’avais bien en tête (!), que nous nous arrêtons pour pique-niquer. Jean nous propose à nouveau des pâtes très appréciées. Ce matin nous avons battu tous les records de vitesse : 27 km/heure pour plus de 100 km. L’ après-midi sera plus tranquille.

La température monte un peu et nous entendons les grillons. On commence à sentir l’influence du sud.

Après Souillac et Sarlat, nous arrivons par de toutes petites routes à notre premier but : Saint Avit, dans le très grand centre de vacances avec piscines et autres saunas. Nous retrouvons Geneviève, l’épouse de Bernard et une bonne partie des membres de l’UCTM.

L'étape en chiffres :185 km et 2000 m de dénivelé.

 

P1020718Voilà pour ces 4 étapes, un grand merci à Christian pour avoir préparé les itinéraires et assuré un train régulier et soutenu pendant presque la totalité du parcours, ainsi qu'à Jean pour nous avoir suivis et avoir veillé à l’intendance. Bernard a mal au dos, pas en pédalant mais en marchant, espérons que cela évoluera favorablement.

Ce parcours fut très agréable par la variété des paysages, mais aussi par l’ambiance souvent imprimée par Bernard. J’ai eu beaucoup de plaisir à pédaler en compagnie de Christian, Jo, Bernard et Jean. C'est pour moi une grande première de parcourir à vélo une telle distance. Le temps bien que froid a été globalement agréable, pas de pluie, c’est l’essentiel. Enfin s’il y a des personnes qui se demandent comment parcourir de telles distances en terre pas forcément connue, c’est grâce aux GPS. Pas une seule fois nous n'avons sorti la carte routière, un outil très intéressant pour la rêverie, place à la modernité avec cartes et logiciels de parcours sur internet et GPS. Qui aurait envisagé cela il y a 20 ans ?

 

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Par cmontessuit
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 15:47

Il fallait y croire ce matin pour braver les prévisions apocalyptiques de Météo Chamonix et défier le ciel bas et peu engageant qui laissait augurer une pluie imminente. C'est donc une vingtaine de forcenés du vélo qui se sont retrouvés pleins d'espoir de passer entre les gouttes et chargés de vêtements de pluie. Ils eurent raison. Plutôt que de tourner en rond devant leur fenêtre en regrettant de ne pas y avoir été, ils ont forcé le destin et réussi leur matinée.

P1020322En quelques coups de pédales, ils furent à Bonne. Comme d'habitude, quelques errements sur le parcours, la route à suivre, agrémentèrent la balade. Sans l'intervention décisive du GPS de l'ex Président, nous serions probablement encore perdus à cette heure. Et puis ce fut la fameuse montée de Montauban. Dure, longue, au revêtement exécrable, gravillonneuse, pentue, bref, aussi redoutée que détestable. Ah, les joies du Sud Ouest ! Comme à son habitude, Jean-Claude Vicet grimpa au ralenti, mais rapidement. Pas en souplesse mais en efficacité malgré son casque Scott qui remplace sa casquette Michelin vintage. Jean-Claude a une théorie fumeuse sur l'influence négative du casque sur sa pointe de vitesse en montagne liée à l'excès de sudation occipitale.

Redescente sur Fillinges à la recherche d'une fontaine car le début de saison se fait à un seul bidon alors que la chaleur croissante avait pour effet de nous faire vider nos gourdes. Tant pis, il faudra attendre le bassin de la Tour. Alors que l'un d'entre nous (un grand super sympa qui chante de temps en temps) était lancé à pleine allure, sa chambre à air explosa sans doute sous l'échauffement provoqué par sa vitesse. Arrêt général. Qu'il est dur alors d'effectuer un dépannage sous le regard de 10 collègues qui y vont chacun de leur remarque sur la mauvaise façon dont on s'y prend pour enlever la roue, enlever le pneu, sortir la pompe, la chambre, la remettre. Un expert casqué de Scott dont je tairai le nom, déclara que le pneu était dangereusement affecté. Par la magie des situations de péril extrême, un bon samaritain qui s'était arrêté en voiture au cédez le passage voisin vit la pitoyable destinée qui condamnait le cycliste en panne à rentrer à pied. Il sortit de son véhicule et courut chez lui chercher un pneu Michelin Pro Race d'occasion pour permettre à l'aventure de continuer. Regonflage avec la pompe de la poupée Barbie. Espèces de jésuites, on a tous la même, la plus petite et la plus légère possible et tout le monde se moque quand l'un de nous sort la sienne.

P1020327Simone percuta une cartouche pour favoriser un regonflage express. Mais elle apprit pour l'avenir que l'embout se met sur la valve avant de visser la cartouche. Les opérations exécutées dans l'ordre inverse ne conduisent hélas qu'à un risque d'engelures des doigts brutalement cryogénés. Béatrice, cycliste amie rencontrée en cours de route et attentive à rester avec ce groupe bien sympathique déclara : j'étais juste derrière lui, je suçais sa roue et PAF ! il a explosé. Chère Béatrice, c'est le type de risque qu'on court dans ce type de situation. Certains même prétendirent que le risque est encore plus grand si on met une dent de plus. A ne recommander que du bout des lèvres. A force d'expertises, il fut admis que le pneu était finalement récupérable. Notre infortuné collègue enfila son pneu comme il se devait de le faire à une époque où les coureurs n'étaient pas dépannés. Séquence Jean-Paul Olivier. Le reste fut moins chaud. Plus commun. Retour par Mieussy, Taninges et vieille route de Chatillon.

Ce dimanche, il fallait croire dans la capacité du temps à nous laisser passer. J'ai de la peine quand je pense que d'aucuns à Météo Chamonix doivent, en ce moment même, probablement rédiger leur lettre de démission. Les bourrasques violentes de foehn et les averses, ce sera pour une prochaine fois.

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Par cmontessuit
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 15:43

A l'U.C.T.M., on ne fait pas de politique. En principe. Sauf ce samedi matin.

Ce furent 74 km de doux échanges entre un groupe majoritairement droitier et un membre isolé du camp de Fanfoué Mimolette. Carole, Catherine, Victor, Roger, Richard, Jean-Pierre et Pascal étaient de ce tour très politisé. Comment ne pas voir dans notre sport préféré toutes les allusions à la vie politique ? Pour réussir ce tour, nous prîmes toujours à droite. Dans les montées, on met tout à gauche. Tels des candidats en perte de vitesse, nous sommes forcés de nous remettre en selle pour finir en tête au deuxième tour tout en passant la vitesse supérieure. De nouveaux développements nous permettent de prendre de l'avance la tête dans le guidon et de traiter les concurrents de dégonflés. La roue tourne en politique. Les meilleurs sont ceux qui en connaissent un rayon. On suce des roues (cf les amies de Strauss Kahn au Carlton ou les femmes de chambre du Sofitel qui ne s'en tinrent pas là d'ailleurs). Bref, tout nous a conduits à parler de dimanche prochain. Echanges de haut niveau, vous vous en doutez.

Dans 15 jours, la balade du samedi matin, ça va être de la boucherie ! Roulerons-nous encore ensemble ? Rejoignez-nous pour des débats culturels faits d'invectives et d'arguments à deux balles. Vivement notre troisième tour à nous. Selon les résultats des élections, il se peut que nous partions vers le Reposoir, Romme, Cluses, Marignier, histoire de faire tout à gauche, cette fois-ci !

Par cmontessuit
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 22:50

Tandis qu'aucun Luis n'était là pour le voir ce matin là, c'est sous les yeux admiratifs de Maguy que nous partîmes dans le petit matin. Moins de 4 km après le départ, nous basculions dans l'horreur car Victor était déjà crevé. Pardon, avait déjà crevé. Nous étions 4 autour de la roue malade. La chambre à air de secours n'était pas adaptée à la jante pour cause de valve trop courte, la pompe à vélo ne produisant aucun air malgré des mouvements alternatifs compulsifs répétés, on était sacrément dans la merde. Au bout de 5 minutes, il déclara : "J'en ai marre, j'appelle ma femme qui va venir me chercher." Sacré Totor, quelle détermination face à l'adversité ! Rechercher la pointe perceuse, remettre la chambre : au fait, quelle est la bonne, la neuve parmi les deux qui gisent désormais côte à côte dans l'herbe ? Tout à coup un phénomène exceptionnel se produisit : la chaîne se mit à faire des noeuds. Seule la chaîne de Victor pouvait faire des circonvolutions aussi extravagantes, des maillons frottés et entrecroisés. Imaginez les 4 experts de l'UCTM interdits devant les forces du mal qui s'étaient emparées de la roue arrière de Victor au point qu'une demi-heure fut nécessaire. Au vu et au su de toute la population locale, nous étions à la sortie de Marignier au carrefour de la route d'Ayze. C'est avec cette force de caractère peu commune qui est propre aux membres de l'UCTM que nous parvînmes à nous sortir de ce mauvais pas et à donner à Victor une autre perspective que de retrouver prématurément sa femme. Le tour officiel du livret fut accompli. Je ne vous conterai pas les classiques : "C'est pas par là ! Mais si, mais non, mais si je te dis. Ça revient au même. Non c'est pas pareil. C'est pas le parcours. Des montées pareilles (Reculinges) c'est encore Jo Rapin qui a fait le parcours !" Nous eûmes du plaisir à faire ce tour. Nous partîmes 4 et nous revînmes 5 ayant récupéré Roger qui, confondant les horaires, était parti une demi-heure plus tard. Moralité de ce samedi matin : La crevaison des uns fit le bonheur de l'autre !

Par cmontessuit
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 09:25

Le moment est venu de tirer un trait sur la saison 2011 (à la vérité, pour ce qui est du vélo, il est déjà tiré depuis quelque temps !) et d'en faire le bilan.

 

VTT : 3420 km et 51 000 m de D+

Route : 8932 km et 130 000 m de D+

 

Bref, une année assez proche des deux qui l'ont précédée.

Par cmontessuit
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