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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 09:20

Nous sommes 17 à nous élancer de Vizille ce matin pour le B.R.A. 2017. Une partie d’entre nous est allée dormir à l’hôtel à Vizille le vendredi soir, les autres n’ont pas hésité à sauter du lit sur le coup de 3 heures du matin le samedi.
Les trombes d’eau qui s’abattaient sur Vizille hier soir tempéraient légèrement notre optimisme à la veille de nous attaquer au Super B.A.C. que nous avions choisi d’un commun accord. Mais ce matin, il ne pleut plus. Le soleil est certes caché par les brumes matinales consécutives à la pluie de la veille mais, nous n’en doutons pas, elles vont rapidement se dissiper.

Nous voilà donc partis pour la portion la moins agréable du parcours, la montée en léger faux-plat de Vizille à Rochetaillée avec une circulation déjà bien dense malgré l’heure matinale. Heureusement, après Rochetaillée, ça se calme au moment d’attaquer la première difficulté du jour : le col de la Croix de Fer que tout le groupe gravit sans coup férir, à des rythmes évidemment variés selon la forme physique et les intentions de chacun, de sorte que quand les derniers du groupe arrivent à la Croix de Fer, les autres ont déjà attaqué la descente. Nous les retrouvons à Saint-Jean-d’Arves où se situe le repas de midi organisé sous des chapiteaux.

Un peu après Saint-Jean-d’Arves, nous atteignons la bifurcation où doit se prendre la décision cruciale de la journée : persister dans l’intention initiale d’effectuer le parcours du Super B.A.C. avec le col du Mollard ou choisir l’autre option, peut-être plus raisonnable mais tellement moins enthousiasmante qui consiste à descendre directement sur Saint-Jean de Maurienne.

A l’exception de Carole qui avait dès le départ fait le choix le plus raisonnable, tout le groupe part vers le col du Mollard, sans doute pas très long ni très difficile mais qui vient cependant corser la difficulté d’une première journée pas spécialement tranquille ! Après les 47 ou 48 lacets de la descente sur Saint-Jean de Maurienne (nous ne sommes pas tous d’accord sur le décompte exact, ce qui est sûr, c’est qu’il y en a beaucoup !), nous voici dans la vallée où il commence à faire chaud (mais rien à voir avec 2015 !) pour parcourir une autre portion peu agréable, celle qui relie essentiellement en faux-plat montant Saint-Jean à  Saint-Michel de Maurienne où commence la dernière ascension de la journée, celle du col du Télégraphe que nous effectuons en ordre d’autant plus dispersé que nous sommes quelques-uns à avoir tenu à savourer une mousse avant de nous y frotter ! Ce ne sont sûrement pas les orages annoncés en fin de journée qui vont nous en empêcher !

C’est donc à Valloire que le groupe se reconstitue, autour d’une autre mousse bien sûr ! Mais la journée n’est pas finie puisqu’il nous reste à monter aux Verneys, à la sortie de Valloire où les organisateurs ont eu le sadisme de placer notre hébergement… deux kilomètres à 10 % en fin de journée, ça calme !

Après une nuit plus ou moins réparatrice (certains vont jusqu’à affirmer sans sourciller qu’ils n’ont « pas fermé l’œil de la nuit » même si d’autres les ont distinctement entendus ronfler...), c’est le col du Galibier qu’il faut maintenant gravir mais, à la fraîche, accompagnés par les sifflements des marmottes, dans une circulation encore clairsemée à cette heure matinale et au milieu de ces paysages grandioses, n’est-ce pas Jacques ! c’est un vrai bonheur !

Au sommet, après l’inévitable photo sous le panneau du col, c’est un peu frigorifiés par le vent qui s’est levé avec même un peu de brouillard par  moments que nous effectuons la descente sur le col du Lautaret où un café s’impose avant de poursuivre en direction de Bourg d’Oisans.

Arrivés au lac du Chambon,  nous le contournons par la gauche, le nouveau tunnel étant ouvert aux voitures mais, dans l’attente de la fin des travaux, interdit aux vélos. Nous voilà donc au barrage du Chambon où une autre décision cruciale s’impose : descendre directement sur Bourg d’Oisans ou gravir le col de Sarenne avant de plonger sur l’Alpe d’Huez et de rejoindre le parcours simple à Bourg d’Oisans. Comme vous vous en doutez, c’est la deuxième solution qui obtient les faveurs de tout le monde, même si certains s’en mordront momentanément les doigts tout-à-l’heure en lâchant quelques jurons bien sentis dans les parties les plus dures de Sarenne. Je ne cite pas de noms, il – ou elle – se reconnaîtra !

Une fois ce dernier gros morceau avalé, il ne reste plus qu’à se laisser descendre jusqu’à Vizille et nous parviendrons même à effectuer la portion Rochetaillée – Vizille sans que le groupe se disloque un seul instant, ce qui, je peux vous le dire à la lumière de mes deux précédents B.R.A., était loin d’être gagné d’avance !

Carole a bien essayé un moment, en allant faire une visite touristique sur le bas-côté, de rompre l’harmonie du groupe mais la maîtrise dont elle a fait preuve en la circonstance l’a bien vite remise dans le bon chemin.

Et c’est ainsi que s’est achevé notre B.R.A. 2017 avec une (toute petite) ombre au tableau  puisque Maurice, épuisé dans le col du Télégraphe, a dû recourir aux services de la voiture-balai pour rallier Valloire… Il faut dire que, absorbé par la tâche consistant à finir un toit, il n’avait pas roulé depuis plus d’un mois ! Ce n’est pas humain de faire travailler quelqu’un comme ça. Si j’étais à sa place, je traduirais sans hésiter mon employeur devant les prud’hommes !

Super week-end donc avec nos « Drôles de Dames », Carole, Elisabeth, Martine et Natacha ! Dans la série éponyme, elles étaient trois mais à quatre, c’est encore mieux !

Bref, au risque d’encourir le reproche de faire des blagues à deux balles, je dirais volontiers que ce fut un Wonder-BRA !

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 14:34

Pour ma première Ardéchoise, quoi d'autre à rajouter après les CR d'Élisabeth et Christian, ils ont tout dit sur ce fabuleux périple ....

Paysages merveilleux, ambiance de fêtes villageoises épousant à chaque fois un thème différent ô combien inventif et remarquable...
J'ai été scotchée par le travail de tous ces bénévoles qui nous ont accueillis aux portes de leurs villages, chaleureux, presque fraternels je dirais, dans leur intimité rurale partagée avec nous sans demi-mesure.
Je suis partie dubitative avec une attelle au genou droit (chute vélo jeudi précédent) mais rien n'a arrêté mon élan....
Je tiens à remercier tous mes compagnons de route qui se sont relayés pour m'accompagner jusqu'à St Félicien.  Leur dévouement me conforte dans cet esprit de camaraderie fidèle à notre groupe.... Encore un grand merci.
Je suis prête à signer pour l'Ardéchoise 2018, c'est sûr !!
J'ai un nouveau record à battre, vous aurez deviné de quoi je parle (lol) 
J'ai passé un moment comme je les aime ..... sur le vélo 
Vive l'Ardéchoise !!!!!!

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 22:12

Que dire cette année sur notre Ardéchoise 2017 en quatre jours… vous parler de la troisième étape, redoutée par beaucoup d’entre nous, la plus exigeante, semble-t-il, un petit coup d’œil sur le GPS, pour confirmation, il y a de la bosse…

Cette étape est si belle dans la diversité de ses paysages, avec au sud les champs de lavande, la vigne, les pins puis le plateau, espace plus minéral et aride avec sa bruyère et ses fleurs sauvages qui  nous attend après une montée maîtrisée avec pugnacité  car très ventée…

Nous avons  rencontré les chevaliers et gueux des temps anciens, fait une boucle au  pays des chats, des clowns, une autre en Inde et en Chine, sans oublier le continent africain… Nous avons rencontré le Père Noël et ses lutins de service et n’avons pas oublié de passer commande : certains un nouveau vélo, d’autres roues ou chambres à air super résistantes, cela peut servir !!!! Nous avons assisté aux concerts : tambours du Bronx  aux couleurs de l’Ardèche et superbe démonstration de percussions d’un maître d’école et de ses élèves au diapason… Un régal !!

Oui,  nous étions au pays des merveilles sans savoir qu’Alice, nous allions la rencontrer le soir venu dans son gîte… en compagnie de son chien Lucky, pas vu le lapin !…

Pas de souci de cuissard, nous avions tout prévu cette année… même les crevaisons, une coéquipière  vient d’égaler le record  détenu par notre Gégé ( parité oblige !!).

Seul un membre de l’équipe est resté sur sa faim : en Ardèche, au pays de la châtaigne, pas de glace rhum/raisin qu’on se le dise… Toutefois,  il pourrait essayer le Picodon, c’est bon !

Tout ceci est une invitation à participer, en  2, 3 ou 4 jours, à l’Ardéchoise : plaisir des yeux, plaisir des rencontres… plaisir de pédaler, plaisir de partager !!

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 14:11

Dernière étape de notre Ardéchoise en 4 jours sur le parcours Gorges - Pas du Loup – Sucs – Lignon.
C’est presque à regret que nous quittons notre hébergement d’Usclades où nous avons passé la nuit du vendredi au samedi et où l'accueil que nous ont réservé Alice et Florent  a été remarquable.

A l'Arbrassous, c'est Alice qui cuisine mais c'est nous qui sommes au pays des merveilles !
La température est un peu fraîche ce matin (10 degrés) mais avec le vent assez fort, la température ressentie doit être bien inférieure. Nous n'allons tout de même pas nous laisser impressionner pour si peu et c'est parti pour rallier Saint-Félicien à l'issue de ces 4 jours inoubliables.
Nous prenons la direction des Estables où nous sommes bien attentifs à ne pas rater le contrôle comme il y a deux ans et poursuivons en direction du Mont Gerbier de Jonc en passant  par le col de la Croix des Boutières, point culminant de notre parcours. Le vent ne faiblit pas, bien au contraire et nous nous efforçons de temps à autre de nous abriter dans le sillage salvateur de quelques compagnons de fortune (ou d'infortune !).
Un peu après le col de Viallard, nous quittons l’itinéraire suivi par la plupart des participants pour nous diriger vers la boucle du Lignon, inaugurant en cela une nouvelle variante créée cette année. Nous n’aurons pas à le regretter, cette nouvelle boucle nous gratifie de paysages superbes dont nos yeux se régalent, nos jambes un peu moins car quelques raidillons viennent à point nommé leur rappeler que c’est le quatrième jour qu’elles tournent comme des horloges.
A plusieurs reprises, dans ces raidillons, me revient à l'esprit une phrase de Pierre Dac dans toute sa lumineuse évidence : « Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre. » Résistant malgré tout à la tentation de suivre ce conseil, je m’acharne et parviens cependant à en venir à bout.
De plus, le fait d’emprunter cette nouvelle variante nous permet de ne rejoindre l’itinéraire le plus fréquenté que beaucoup plus tard que d’habitude et donc, de rouler encore plus longtemps sans le stress que génère le fait de rouler au milieu de la foule des cyclistes lors des derniers kilomètres.
C’est seulement au col de Rochepaule que nous rejoignons le ruban ininterrompu de vélos au milieu duquel nous allons évoluer jusqu’à Saint-Félicien. Avant d’entreprendre la longue descente qui sépare Lalouvesc de l’arrivée, il nous reste toutefois à gravir la côte de Lalouvesc, ce qui n’est pas précisément une partie de plaisir car la chaleur commence à faire son effet, faisant fondre à certains endroits le bitume et nous collant à la route. C’est dans cette côte que Martine inaugure un nouveau concept concernant les crevaisons, ce n’est plus le « jamais deux sans trois », c’est le « jamais trois sans quatre » ! Tel est en effet le nombre de réparations auquel elle a été contrainte durant ces quatre jours ! Il va de soi qu’elle a été un peu aidée dans cette tâche… pas dans celle de crever mais dans celle de réparer ! Malgré l’égalité revendiquée des sexes, un peu de galanterie ne fait pas de mal !
Arrivés à Lalouvesc, il ne nous reste plus qu’à nous laisser descendre jusqu’à Saint-Félicien mais quand je dis « laisser descendre», j’exagère sans doute un peu car certains membres du groupe ont tenu à effectuer cette portion finale à une allure que nous qualifierons modestement de « soutenue » !
Quelques-uns restent alors à Saint-Félicien pour garder les bagages pendant que les autres rentrent à vélo à Satillieu et qu’une voiture retourne à Saint-Félicien récupérer les sacs.
Le soir, à notre hôtel de Satillieu, Jeannot, grand seigneur, nous offre le champagne afin de fêter sa réussite dans une Ardéchoise en 4 jours qu’il a été une ou deux fois tout près d’abandonner.
Et voilà, c’en est déjà fini de cette Ardéchoise 2017 selon une recette maintenant bien éprouvée : une équipe solidaire et empreinte de bonne humeur, onze participants bien décidés à prendre leur temps et à ne pas bouder leur plaisir, un zeste de pluie pour nous rafraîchir lorsque la canicule menace, de sérieux efforts aussi car on n’a rien sans rien… Je suis prêt à parier que dans l’esprit de quelques-uns d’entre nous, et dans le mien en tout cas, flotte déjà l’idée d’une participation en 2018.
Et comment ne pas remercier pour terminer la fantastique équipe de bénévoles qui nous a régalés tout au long du parcours avec des ravitaillements aussi variés qu’abondants, des décorations rivalisant d’inventivité et une bonne humeur qui ne se dément jamais au fil des années sans qu’une lassitude qui pourrait être compréhensible ne vienne les atteindre. Merci donc à eux tous…
et vivement 2018 !!!  

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 10:06

Je ne vais pas relater les vicissitudes des uns et des autres, décrire la beauté des paysages, les villages pittoresques, les photos le font beaucoup mieux que moi.
J'ai longuement tergiversé, moult fois atermoyé et enfin me suis décidé à écrire, taper des lettres d'encre noire à l'aide du clavier car cette sortie du deuxième jour "Espalion Estaing" pour ma part, je peux la considérer comme un os mal rongé.
Un soleil de plomb sur les causses, des montées interminables imperceptibles visuellement mais trop ressenties par des guibolles déjà à bout de souffle.
En Haute-Savoie, tu gravis un col, tu devines aisément le point d'inflexion, le basculement, tu montes 15 ou 20 bornes ensuite t'as 40 bornes de descentes c'est tout bénef. Là-bas c'est l'inverse, toutes les montées sont beaucoup plus longues que les descentes, tu espère depuis longtemps atteindre le point de rupture, il ne vient jamais, si, il ne faut pas exagérer, jamais trop tard mais toujours à la limite, le salaud ! Psychologiquement c'est pénible.

Le samedi matin, je remonte sur le ring avec Jo Rapin accompagné d'Eléonore, son épouse, René, Maguy, Victor et le boucher, pour un petit 55 bornes. A 11 heures, je quitte l'escouade de Jo qui rentre à l'auberge. Restant sur ma faim, je ne tergiverse pas, je veux en avoir la confirmation. Je me coltine le premier parcours  "Boucles infinies de l'Aubrac" en sens inverse, c'est pas possible, c'est encore pire.
Les montées sont encore plus longues que les descentes c'est affligeant.
Oh merde, je me trompe, me fourvoie, me plante tout en beauté, quel con ! Je confonds les unités de temps, heure, minute, seconde avec les unités de distances, kilomètre, hectomètre etc etc.Tout rentre dans l'ordre.

PS : Je joins une photo du gruppetto car on tendance à les oublier étant donné qu'ils sont toujours à la traîne (tu peux le noter, j'en porte la responsabilité).


 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:17

Sur l'air de "La montagne" de Jean Ferrat :

Hommage aux + de 70 ans de l’UCTM

Il y avait les Lavergnat,
René d'abord et puis Aimé,
Le séducteur de ces dames.
Les deux frères bien trempés,
Sur leurs vélos toujours montés
Dans un acier inoxydable.
Et puis il y avait Petitjean,
Le descendeur foudroyant,
Doucement Alphonse
Faut pas qu'tu fonces.
N'oublions pas chaussures rouges,
Qui prend la roue dès que ça bouge,
Marcel Renard est dans la course .

Pourtant ils sont septuagénaires !
Voyez comme ils sont épargnés.
C'est en roulant au grand air,
Que le vélo les a conservés.

Pour tous à bien des égards,
Willy le roi de la bagarre
Cherche la tête du peloton
Car c'est en tête qu'il veut rouler.
Des poursuivants s'débarrasser
Et creuser ainsi les écarts.
Parfois c'est bien un de ceux-là
Qui vous rattrapent dans une côte
Et vous doublent sans crier gare.
Ils sont avides de sorties,
De kilomètres bien répartis,
A Marignier jusqu'à la gare.

Pourtant ils sont septuagénaires !
Comment peut-on s'imaginer
Qu'en pratiquant la bicyclette
Ils vont toujours nous épater ?

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 11:36

Sur les épaules des géants pour voir plus loin, je nommerai cette sortie du samedi matin le "Chemin des Dames" afin de rester dans la même veine que celle choisie par Pascal.
​Martine, l'égérie du club,ouais ouais, l'égérie ! et sa petite sœur Natacha sont parvenues au sommet du col du Feu avec élégance, diligence et brio (nos pauvres piou-piou n'ont pas eu cette chance).
Le profit des industriels était plus important. Moi toujours à la traîne, j'admirais le Roc d'Enfer en contemplant les parois de calcaire vertical et en imaginant de probables voies d'escalade.
La pluie perfide nous a surpris dans les derniers raidillons du col des Arces, la descente fut épouvantable, le retour à la civilisation incertain, ce fut la belle des Bérézina, une retraite napoléonienne au goût de victoire.
Qui sommes-nous donc pour prendre du plaisir sous un tel acharnement et devant tant d'hostilité météorologique ? Heureusement Pascal, en étant un ancien chef de guerre par des chants bellicistes et guerriers nous a conditionnés. A nous battre, à nous sortir les tripes du bide. Le retour de l'escouade parmi les vivants fut ainsi gagné.

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:28

Le baptême du Feu

Ce matin, la perspective de la pluie dans l'après-midi avait convaincu 5 UCTM : Martine Cansier, Natacha, sa nièce, Daniel, Robert et votre rédacteur.
Le Giffre fut rapidement avalé sur une route humide. A St Jeoire, on s'effeuille comme dit Robert avec poésie. Bref, on enlève les K Way comme on dit quand Robert n'est pas là.
La montée vers Mégevette se fit tranquillement. Daniel fut la cheville ouvrière d'une accélération à la force des mollets dans le col de Jambaz. La descente fut rafraîchissante.
Robert n'avait pas ascensionné le col du Feu par ce côté; quant à Natacha, elle ignorait jusqu'à ce matin l'existence de ce col. Ce fut donc pour eux deux à l'épreuve du Feu, le baptême du Feu.
Un col exigeant mais pas long. La première rampe allume le Feu et le reste contribue à le laisser nous consumer.
Un clin d'œil à Marco Provencia : dans la montée, il y a un panneau pub pour un hypermarché Mamouth !
En quelques virages, on atteint le col.
On immortalise nos vélos dans un reste de neige. Et on fait notre photo de groupe du jour.
Déjà il faut repartir. Montée puis descente interrompue par un virage sec à droite avec re-montée sérieuse qui donne lieu à de belles salades de pignons.
Grimpée vers le col des Arces. C'est là qu'on attrape la pluie. Sans blague, c'est un lieu prédestiné : lieu des Arces et attrapes.
Martine, il a plu à 10h30 sans attendre ta prédiction de pas de pluie avant midi. La prochaine fois, prends en compte les nuances de Chamonix météo : précipitations VERS le milieu de la journée.
Non, pas question de remonter la route pour aller tourner vers Burdignin. La sécurité impose un retour au plus vite donc au plus court. Les multicouches de Natacha et Martine les sauveront du froid pendant quelques kilomètres. Nous, les garçons, on est des Warriors. Même pas mal d'avoir froid.
Col du Perret. Descente sur Viuz. Puis re-St Jeoire et re-Giffre.
Et là, on est tous tout mouillés et on rêve tous d'une douche chaude. Je peux vous assurer, preuve à l'appui, que mes petites chaussettes blanches n'ont pas résisté à cette pluie.
Alors, dans le froid, on se donne du courage, on chante "Just cycling in the rain"; les filles entonnent un "On n'est pas fatiguées" aussitôt repris à tue-tête par Daniel "mais on est tout mouillés" ! Puis quelques improvisations reprises en chœur par la chorale de l'UCTM à la façon des Marine de l'armée américaine sur des thèmes d'actualité : on rentre à Marignier, on est tout mouillés, on rêve d'aller se doucher, et d'aller se sécher... Bien sûr, ça ne volait pas bien haut mais on avait besoin de penser à autre chose qu'à nos pieds mouillés et refroidis, à nos doigts gourds, à notre vision gênée par les ruissellements de la roue de celui de devant et à notre fondement généreusement rincé par les ruissellements de notre roue arrière. Culotte trempée pour tout le monde. Deux fois même, pour certaine.
Ces chants de groupe agirent sur nous comme un genre de séance de sophrologie appliquée.

En conclusion, pas de baptême sans eau, ni sans Feu. Dommage que toute cette pluie ait bien vite éteint notre victoire sur le Feu.
Le vrai Feu reste intact. Celui qui brûle en nous de repartir dès que nos affaires et nos routes seront sèches. Dès qu'on pourra, ce dimanche, on ne s'abstiendra pas d'aller faire un deuxième tour. ;-)

 


 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 22:19

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 22:11

Il était 7h33 lorsque les 4 gaillards du jour se lancèrent à l'assaut du parcours... du lundi. De fait, nous aurions eu l'impression de refaire ce dimanche une bonne partie du parcours du samedi.
Alors, avec l'onglée aux doigts et l'œil rivé sur le thermomètre, on annonce les degrés. Pauvres degrés à l'ombre de la piste cyclable. 2 puis 1. Nous voyons dans la Côte d'Hyot un moyen de réchauffer nos extrémités ultimes. C'est donc à 16 km/h que nous ascensionnons cette côtelette, dans la perspective d'un bon 14 degrés pour nous réchauffer au repas de midi.
À la bascule, le froid saisit les pieds des moins protégés. Au Pont de Fillinges, il ne reste qu'à dépasser le radar pour tourner à gauche et encaper la montée jusqu'à Ludran à 3 degrés. Comme on n'est pas des tafioles, on a poussé jusqu'au col. Puis on est redescendus pour aller vers Bogève à 4 degrés.
Déjà les restes de neige décorent les bas-côtés.
Comme tout groupe de cyclistes, chacun interroge les autres sur l'opportunité de remettre les K-Ways. On perd notre jugement pour s'appuyer sur celui des autres. On débâche ?
Ok K-ways jusqu'à Habère-Lullin. Là, on débâche. C'est la montée du jour. Ajonc. Dans l'ombre.
Nombre d'entre nous ne connaissaient pas cette balade verticale de 9 km à 6,79 % de moyenne. Ou alors dans l'autre sens. Aussi, je fus bien inspiré d'annoncer les kilomètres qui nous séparaient du sommet au fur et à mesure. Vous le savez, vous, cyclistes assidus, que cette montée est encore à conquérir après le café de la Fully. Malgré les perspectives plus claires à la sortie de la forêt, il reste bien 1 km avant la libération d 'Ajonc ! Et c'est un kilomètre bien long. Nous concluons de concert au sommet par 13 degrés au soleil que nous ne referons pas Ajonc ce jour.
Nous sollicitâmes quelques jolies dames même pas mouillées de chaud par leur montée par le col de Plaine Joux et pas Pleine Joux pour sauvegarder leur réputation et la nôtre (dames en VTT à Assistance Électrique) pour une photo immortalisant la Dream Team du jour. Elles s'exécutèrent avec empressement tant notre allure était altière et notre demande joliment circonstanciée.
Demain sera un autre jour.
Demain ? Neige annoncée. Raclette et Vallée Verte. De cette neige que nous voyons habiller les bas-côtés dans la vallée redevenue verte après avoir été blanche. Nous l'avons même traversée en vue d'Ajonc dans un lieu où le soleil n'avait pas osé déposer ses rayons.
Au sommet, Jacques laissa même à la neige le soin de stabiliser son vélo le temps de soulager sa conscience et davantage. Marco, quant à lui, nous assura que Provencia serait ouvert le 1er mai. Provencia ! Mais cette enseigne n'existe plus depuis des années. Pauvre Marco, si plein d'énergie et pourtant déjà passé de l'autre côté du miroir. Il ne fait pas bon vieillir dans notre groupe.
À part cette régression, nous l'aimons bien et, en plus, si nous nous souvenons de cette enseigne, c'est que, nous-mêmes, n'en sommes pas si loin.
Jacques et Marco s'entraînent pour les 180 km et 3800 m de dénivelé de l'Etape du Tour. Alors, respect.
Il ne nous fallut pas longtemps pour conquérir le sommet du col de Châtillon. Nous étions surmotivés entre les deux tours.
Et ceux qui sont partis à 8 heures, ils ont fait quoi ? On aimerait bien savoir...

 

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