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On achève bien les cyclistes... (article de Robert)

Suite à l'étude sur l'accidentologie de la circulation routière, on s'aperçoit clairement que le cycliste lambda est une proie facile pour tous ces décérébrés au volant de leurs poubelles.
Atrabilaires, irascibles, excités, énervés, avinés pour les plus vieux, ricardisés pour tous ces tocards, pour d'autres, c'est leur état normal ce qui est d'autant plus gênant, plus dangereux.

          Aujourd'hui, après moult années de cyclisme sur les routes de Haute-Savoie, je peux empiriquement, sans crainte affirmer que la majorité des automobilistes ne nous sont pas hostiles.
Certes, ils font le minimum, ils respectent le code de la route.

         Une minorité se révèle bienveillante à notre égard, philanthropique, hélas « Les braves gens ne courent pas les rues ». On les rencontre par exemple à Esery sur la route qui longe le terrain de golf. On est tous en danseuses, on s'approprie toute la chaussée, l'automobiliste qui nous suit a toujours attendu que les difficultés soient terminées pour nous dépasser, De temps à autre, au niveau des ronds-points, certains cèdent la priorité aux hommes de tête mais également à tout le groupe même aux retardataires pour que l'on puisse aisément se regrouper, ainsi qu'à certaines priorités à droite ou stop, quand la chaussée se redresse, ils nous laissent l'avantage pour nous éviter de nous arrêter et de déchausser. Je les remercie sans oublier de les saluer.
          
        Par contre, malheureusement, une infime minorité ce « peuple de l'abîme »  ces « condamnés à vivre » dans leur idiotie et leur ignorance, crispés sur leur volant, sûrs de leur bon droit, regardant droit devant eux mais ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, ne regardant pas à droite et encore moins à gauche.Ces Néanderthaliens n’en ont rien à foutre de l'homo sapiens sapiens sapiens roulant écologiquement sur son vélo. Je ne vais pas vous relater la liste de leurs conneries et de leurs turpitudes, vous les connaissez aussi bien  que moi. Les heures dangereuses sont le matin entre 7 et 9 heures, quand quelques éléments de cette masse laborieuse se rendent à leur travail, ils roulent vite, ils sont à la bourre, ils ont peur de se faire engueuler par leur chef de service et le soir, en fin d'après-midi, ils sont pressés de rentrer au clapier regarder ces jeux indigents qui passent dans la téloche… « la télé, même médiocre, a l'avantage de montrer l'état culturel d'un pays » de boire l'apéro thérapeutique  avant d'engueuler leurs mioches et leur bonne femme.

      Il est vain de tenir tête à ces enfoirés se croyant « au-dessus de la mêlée », c'est encourir de trop grands risques, cela se résumerait « en un combat douteux ».

     « Pour qui sonne le glas », pas pour l'un des nôtres, j’espère !
      
       Je remercie Horace Mac Coy ainsi que Jack London, Guy Carlier, Flannery O’Connor, Romain Rolland, John Steinbeck et Ernest Hemingway avec lesquels j'ai passé un agréable moment.


 

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