Du mardi 6 au samedi 10 juillet : Traversée des Alpes en cinq jours de Marignier à Mandelieu
Participants : Bernard, Jo, Michel et moi
Premier jour : Marignier - Sainte Foy Tarentaise par les cols des Saisies et du Cormet de Roselend
145 km et 3600 m de dénivelé
En haut du premier col de la journée, nous faisons la connaissance d'un groupe de Néerlandais qui font le même itinéraire que nous, à la différence près qu'ils passent par le col de la Madeleine et nous par l'Iseran.
La pause de midi s'effectue presque au sommet du Cormet de Roselend avec un casse-croûte à base de produits locaux : Beaufort, fromage de chèvre et saucisses. Bernard aurait souhaité manger un peu plus tôt car il connaissait une ou deux adresses dans la montée du col mais, face à l'opposition résolue des trois autres membres du groupe qui préféraient en finir avec Roselend, il a dû s'incliner.
La fin de l'étape consiste en une longue montée vers
Sainte-Foy-Tarentaise et un final à fort pourcentage pour rejoindre le hameau de Chenal où se situe notre gîte. Nous y trouvons une ferme remarquablement restaurée, un accueil des plus
sympathiques et un excellent repas.
Deuxième jour : Sainte Foy Tarentaise - Valloire par les cols
de l'Iseran et du Télégraphe
130 km et 3000 m de dénivelé
Il ne fait que huit degrés au départ de Chenal lorsque nous quittons notre gîte vers sept heures et demie. Nous allons donc pouvoir effectuer l'ascension de l'Iseran à la fraîche, ce qui, ajouté au fait que ce col par ce versant, s'il est certes long (48 km depuis Bourg-Saint-Maurice) n'est pas très difficile (4 % de moyenne et 7 % maxi), nous permet de le gravir relativement facilement.
Après un repas de midi pris à Modane, nous attaquons la montée
du Télégraphe (7,3 % de moyenne et 10 % maxi) en pleine chaleur, ce qui rend cette montée nettement plus éprouvante que celle de l'Iseran, même si l'altitude est largement inférieure.
Arrivés à Valloire, ma proposition de monter derechef au
Galibier pour y assister au coucher du soleil ne recueille que quolibets et nous regagnons donc notre gîte à la sortie de Valloire. Notre hôtesse est absente mais elle nous a heureusement
communiqué le code d'entrée, ce qui nous permet de nous installer sans plus tarder.
Nous pourrons même après le dîner, assister à la demi-finale de coupe du monde.
Troisième jour : Valloire - Vars par les cols du Galibier et d'Izoard.
115 km et 3600 m de dénivelé
Il fait un peu plus chaud ce matin (14 degrés au départ de
Valloire) mais nous allons pouvoir cependant gravir le Galibier avant les grosses chaleurs et comme, partant de Valloire, une bonne partie du dénivelé est escamotée, cela paraît presque facile.
Il n'en est pas de même de l'Izoard (5,7 % de moyenne et 8,5 maxi) dans l'ascension duquel la température a sensiblement augmenté.
Nous prenons le repas de midi au refuge Napoléon, juste avant le col, où le cuisinier nous régale d'un sauté de porc au citron et où la serveuse se montre d'une amabilité exemplaire !
La montée de Guillestre à Vars s'effectue en pleine chaleur,
nous obligeant à un arrêt au bord d'un ruisseau pour nous rafraîchir.
La nuit à l'hôtel à Vars Sainte-Marie va heureusement s'avérer réparatrice et le repas bien arrosé qui la précède contribue à la reconstitution nécessaire des forces.
Quatrième jour : Vars - Saint Dalmas par le col de Vars, le col de Restefond et la Cime de la Bonette
124 km et 3150 m de dénivelé
La fin de la montée au col de Vars est vite avalée car il ne nous reste que quelques kilomètres à franchir. Heureusement car il fait déjà chaud et un nuage de mouches nous escorte jusqu'au sommet.
Après la longue descente sur Jausiers, il nous faut affronter la montée au col de Restefond et à la Cime de la Bonette, point culminant de la journée et de l'itinéraire en général (2802 m, 6,6 % de moyenne et 9 % maxi). C'est un gros morceau car la chaleur augmente sans cesse mais nous en venons cependant à bout.
Après la longue descente sur la vallée de la Tinée, nous
prenons le repas de midi à Saint Etienne de Tinée avant de terminer la journée par l'ascension de la plus grande partie du col Saint-Martin que nous interrompons à Saint-Dalmas où notre gîte nous
attend.
Cinquième jour : Saint-Dalmas - Mandelieu par le col Saint-Martin et le col de Turini
150 km et 2450 m de dénivelé
Comme nos forces ne sont pas trop entamées après ces quatre jours de vélo, nous décidons de gravir le col de Turini en aller et retour depuis La Bollène Vésubie où nous laissons nos bagages que nous récupérerons au retour.
Ce col n'est pas spécialement facile (7,2 % de moyenne et 9 % maxi) mais, sans les bagages, cela paraît tout de suite nettement moins dur.
Il ne nous reste plus qu'à poursuivre sur un profil
essentiellement descendant jusqu'à Mandelieu mais comme la chaleur devient vraiment étouffante au fur et à mesure que nous progressons et que le parcours est encore entrecoupé de quelques côtes
sévères, cette portion est sans doute la plus pénible de ces cinq jours et c'est dans une véritable fournaise que nous rallions Mandelieu où nous allons passer la nuit dans l'appartement du frère
de Bernard.
Le lendemain dimanche, j'abandonne mes compagnons pour rentrer en train en Haute-Savoie tandis qu'ils entament la remontée à vélo.