Qui n'a jamais vu Gstaad et sa région n'a jamais vu la Suisse ! C'est dans un décor époustouflant de beauté qu'une quinzaine de membres de l'UCTM a accompli la sortie suisse de dimanche dernier.
Un vrai voyage dans un paysage de carte postale. Prenez un calendrier suisse avec de magnifiques photos, vous êtes là où nous fûmes.
D'abord un coup de voiture jusqu'à Aigle, siège de l'UCI.
On se met en selle et départ pour le col de la Croix. Départ raide et attaque Vinokourovienne dès les premiers lacets. Tentaive d'échappée vite réprimée par l'avant garde du peloton.
A mi-pente, déjà 3 UCTM perdus dont Maurice avec son maillot
de l'équipe nationale de Grande Bretagne : ils ont continué tout droit sur une route qui redescend au lieu d'attaquer le col. Ils feront demi-tour et rentreront vers le
reste du groupe.
Descente vers les Diablerets et attaque du col "vite" avalé. Mais en haut du col, ô surprise ce n'est pas le bon col. Quolibets, moqueries en tout genre, stupéfaction, damnation, Suisserie ?
Malgré le GPS présidentiel, comment
avons-nous pu commmettre une erreur aussi grossière et aussi énergivore ? Le tracé est le bon. Nous sommes sur la bonne route mais sur le retour au lieu d'être sur l'aller. Demi-tour donc.
Descente, retour aux Diablerets qui nous ont fait une petite diablerie.
Renforcement des liens entre les peuples avec une famille norvégienne représentée par une maman pas si froide que la rigueur de son climat.
Et via vers le col des Mosses.
Belle montée régulière sanctionnée par le casse-croûte de 10 heures offert par le club à 13 heures, du coup.
L'heure, c'est l'heure et la fratrie Lavergnat démarre un
sérieux déjeuner. Mais il faut repartir car la dream team des "sans croix" (ceux qui ont échappé au supplice de la croix, de la montée au col éponyme bien sûr) nous attend vers
Saanen.
Descente, alternoiements sur la route à prendre. Ca puait l'erreur topo de ceux qui voulaient prendre une piste cyclable. Mais l'autorité du Président a renvoyé tout le monde sur la route
désignée officiellement par le GPS précité. Re
vinokourovinade qualifiée de dépense d'énergie inutile par Jean-Claude reconnaissant au passage le panache de ces attaques vouées à l'échec.
Déjeuner sur l'herbe. Collation bis pour la fratrie et
déjeuner pour les autres. Coup de rouge offert par Luis : qui boit du rouge se met vite dans le rouge !
Luis regagnera alors la fin du parcours avec la voiture d'assistance sans qu'il soit absolument établi un rapport de cause à effet entre ces deux faits.
Parmi les vaches et les chalets suisses de toute beauté, nous atteignons Gstaad.
A droite, à l'entrée du village où nous laisserons Johnny en paix avec Paul en ski, on tourne à droite pour boucler la boucle et retrouver la face nord du col du Pillon injustement ascensionné
par sa face sud le matin même.
Le nord est en plein soleil. C'est donc après avoir perdu quelques bons litres de mauvaise sueur que nous atteignons enfin le dernier sommet de la journée.
Tels des Sisyphes enfin vainqueurs, les yeux tournés vers les
vallées, nous contemplons avec reconnaissance cette belle nature suisse qui nous a offert l'hospitalité l'espace d'une journée.
Dans l'ultime descente, nous nous envolons vers Aigle à pleine vitesse, déployant nos talents de skieurs pour certains, de motards pour d'autres et de purs descendeurs pour les derniers.
Et c'est tout à coup ce moment tout à la fois tant attendu et tant redouté : celui de la séparation. Ce groupe d'hommes et de femmes unis vers un objectif : celui de partager ensemble une belle
journée va devoir se quitter. A regrets, chacun regagne sa voiture non sans se féliciter d'être venu et d'avoir vécu un grand moment de vélo et d'amitié. Merci à toi ô belle Suisse. Que Dieu te
garde.
Merci à nos deux assistants logistiques. A refaire.
Pascal VinokourovCros.