Pour cette édition « Reblochon 2010 », neuf téméraires de l’UCTM, dont deux femmes, ont répondu présents. Il est vrai que le temps n’est pas vraiment de la partie.
Six d’entre nous se décident malgré tout pour la
boucle de 115 km. Nous sommes sur le départ quand Pascal nous rejoint par surprise, le temps qu’il s’inscrive, nous prenons un café. Enfin le départ, à sept, tout commence normalement, les dix
premiers kilomètres, il pleut. A l’approche du lac d’Annecy, l’atmosphère devient plus clémente, nous passons d’une route humide à une route sèche.
Pascal nous passe en revue le répertoire de
Claude François.
Nous attaquons le col du Tamié, passage du sommet sans problème, dans la descente plus personne, dix minutes d’attente, « dans la lune », je viens de louper le contrôle et le ravitaillement du sommet. Ensuite, un petit col, celui de Vorger, vite négocié. Descente et retour dans la vallée suivante, où nous attend le « terrible » col de MONTESSUIT, qui finalement se monte sans problème.
Au sommet : ravitaillement, Pascal comme à
son habitude nous abreuve de bons mots, chansons, et imitations diverses. Les gars du ravitaillement qui trouvaient le temps long (seulement 54 participants à la grande boucle), morts de rire, la
larme à l’œil, le regardent s’en aller avec regrets.
Le col suivant, La Forclaz de Queige, très surfait, quoique ça monte quand même un peu. Grosse redescente sur Ugine, sur notre élan ou presque on remonte
les premiers lacets du col de l’Arpettaz, puis redescente dans la vallée, pour le dernier ravitaillement et miracle, sous les premiers rayons de soleil. Ravitaillement sous le soleil donc, nous
jetons un œil sur les saucisses grillées, mais le prochain col qui nous surplombe nous rend raisonnable, sauf Pascal bien sûr.
Le col de l’Epine sous le soleil
providentiel, c’est quelque chose, on transpire, mais on dit merci à chaque virage devant le paysage superbe. Arrivée au sommet, parmi des champs en fleurs, on va se rouler dedans ??? .
Non, finalement on n'a pas le temps, il est déjà 13 h 30. Descente vers l’arrivée, zut encore un petit col, celui du Marais, mais bordel, c’est quoi ce vent de face, on se croirait en Bretagne au
large de Ouessant. Bon finalement on est tous arrivés, collation dans la salle des fêtes, où finalement on retrouve Jo, Christian et Bernard, qui avaient fait la petite boucle, sous prétexte
qu’ils venaient de faire 600 km, sous la pluie, à l’Ardéchoise, franchement ils auraient pu trouver autre chose !!