SAINT-GEORGES - LE SAUVAGE - 67 km - Dénivelé positif : 1700 m - Dénivelé négatif : 1230 m
Départ ce matin pour une des étapes les plus difficiles de cette GTMC 2011 tant en raison de sa longueur que de son dénivelé. Cela commence bien sûr par la remontée à Saint-Georges par la route certes, mais à froid, ça fait quand même un peu mal aux jambes ! On ne va pas se plaindre tout de même, d'autant qu'il fait grand beau.
Le parcours d'aujourd'hui va marquer l'entrée en Margeride avec ses grandes forêts de résineux et de hêtres traversées par de larges chemins d'exploitation forestière, le tout à une altitude presque constamment supérieure à 1000 mètres. Mais tout ça, c'est pour tout à l'heure... pour le moment et jusqu'à Ruynes-en-Margeride, l'altitude est inférieure à 900 mètres et le paysage peu boisé.
A Ruynes, après notre café habituel, nous attaquons la
longue montée qui va nous permettre d'atteindre la ligne de crête. Cela représente 500 m de D+ et ça commence par trois raidillons qui vont nous contraindre à mettre momentanément pied à terre.
La suite est heureusement plus facile et nous pouvons rester sur nos vélos. Une fois en haut, ce sont de larges chemins bien roulants sur lesquels nous pouvons maintenir une moyenne soutenue.
Nous arrivons au Mont Mouchet où se trouve le monument en
souvenir des maquisards qui s'y cachaient en 1944 et qui, attaqués par la Wehrmacht les 10 et 11 juin 1944, durent se replier et se disperser, laissant 260 morts sur le champ de bataille. Le jour
de notre passage, ce n'est pas cet épisode que l'on commémore mais la bataille de Bazeilles livrée par les troupes de marines contre l'armée prussienne fin août - début septembre 1870.
Nous avions espéré casser la croûte au restaurant du Mont Mouchet mais il est maintenant fermé et nous poursuivons donc notre route par le chemin qui descend sur Paulhac-en-Margeride. Là, la vue de l'enseigne du restaurant "Au Bon Accueil" réveille nos papilles mais nouvelle déception : un car de touristes nous y a devancés et toute la salle de restaurant est occupée. Heureusement, on consent à nous préparer d'énormes sandwiches au jambon, au pâté et au fromage que nous dégustons avec une bonne mousse dans la salle du bar... il me semble bien qu'une deuxième mousse s'est même avérée nécessaire pour faire passer tout ça.
Lorsque nous arrivons à Chanaleilles, comme il commence à
faire bien chaud, une dernière halte au bar nous redonne des forces pour attaquer le dernier tronçon de l'étape qui conduit au domaine du Sauvage par une ultime montée. Ce domaine porte
d'ailleurs bien son nom puisqu'il est perdu au milieu des pâturages et des forêts sans la moindre autre construction à l'horizon. Nous y aurions passé une excellente nuit sans les ronflements
tonitruants d'une de nos colocataires.