Je ne vais pas relater les vicissitudes des uns et des autres, décrire la beauté des paysages, les villages pittoresques, les photos le font beaucoup mieux que moi.
J'ai longuement tergiversé, moult fois atermoyé et enfin me suis décidé à écrire, taper des lettres d'encre noire à l'aide du clavier car cette sortie du deuxième jour "Espalion Estaing" pour ma part, je peux la considérer comme un os mal rongé.
Un soleil de plomb sur les causses, des montées interminables imperceptibles visuellement mais trop ressenties par des guibolles déjà à bout de souffle.
En Haute-Savoie, tu gravis un col, tu devines aisément le point d'inflexion, le basculement, tu montes 15 ou 20 bornes ensuite t'as 40 bornes de descentes c'est tout bénef. Là-bas c'est l'inverse, toutes les montées sont beaucoup plus longues que les descentes, tu espère depuis longtemps atteindre le point de rupture, il ne vient jamais, si, il ne faut pas exagérer, jamais trop tard mais toujours à la limite, le salaud ! Psychologiquement c'est pénible.
Le samedi matin, je remonte sur le ring avec Jo Rapin accompagné d'Eléonore, son épouse, René, Maguy, Victor et le boucher, pour un petit 55 bornes. A 11 heures, je quitte l'escouade de Jo qui rentre à l'auberge. Restant sur ma faim, je ne tergiverse pas, je veux en avoir la confirmation. Je me coltine le premier parcours "Boucles infinies de l'Aubrac" en sens inverse, c'est pas possible, c'est encore pire.
Les montées sont encore plus longues que les descentes c'est affligeant.
Oh merde, je me trompe, me fourvoie, me plante tout en beauté, quel con ! Je confonds les unités de temps, heure, minute, seconde avec les unités de distances, kilomètre, hectomètre etc etc.Tout rentre dans l'ordre.
PS : Je joins une photo du gruppetto car on tendance à les oublier étant donné qu'ils sont toujours à la traîne (tu peux le noter, j'en porte la responsabilité).
