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Ardéchoise 2017 - CR de Christian Montessuit

Dernière étape de notre Ardéchoise en 4 jours sur le parcours Gorges - Pas du Loup – Sucs – Lignon.
C’est presque à regret que nous quittons notre hébergement d’Usclades où nous avons passé la nuit du vendredi au samedi et où l'accueil que nous ont réservé Alice et Florent  a été remarquable.

A l'Arbrassous, c'est Alice qui cuisine mais c'est nous qui sommes au pays des merveilles !
La température est un peu fraîche ce matin (10 degrés) mais avec le vent assez fort, la température ressentie doit être bien inférieure. Nous n'allons tout de même pas nous laisser impressionner pour si peu et c'est parti pour rallier Saint-Félicien à l'issue de ces 4 jours inoubliables.
Nous prenons la direction des Estables où nous sommes bien attentifs à ne pas rater le contrôle comme il y a deux ans et poursuivons en direction du Mont Gerbier de Jonc en passant  par le col de la Croix des Boutières, point culminant de notre parcours. Le vent ne faiblit pas, bien au contraire et nous nous efforçons de temps à autre de nous abriter dans le sillage salvateur de quelques compagnons de fortune (ou d'infortune !).
Un peu après le col de Viallard, nous quittons l’itinéraire suivi par la plupart des participants pour nous diriger vers la boucle du Lignon, inaugurant en cela une nouvelle variante créée cette année. Nous n’aurons pas à le regretter, cette nouvelle boucle nous gratifie de paysages superbes dont nos yeux se régalent, nos jambes un peu moins car quelques raidillons viennent à point nommé leur rappeler que c’est le quatrième jour qu’elles tournent comme des horloges.
A plusieurs reprises, dans ces raidillons, me revient à l'esprit une phrase de Pierre Dac dans toute sa lumineuse évidence : « Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre. » Résistant malgré tout à la tentation de suivre ce conseil, je m’acharne et parviens cependant à en venir à bout.
De plus, le fait d’emprunter cette nouvelle variante nous permet de ne rejoindre l’itinéraire le plus fréquenté que beaucoup plus tard que d’habitude et donc, de rouler encore plus longtemps sans le stress que génère le fait de rouler au milieu de la foule des cyclistes lors des derniers kilomètres.
C’est seulement au col de Rochepaule que nous rejoignons le ruban ininterrompu de vélos au milieu duquel nous allons évoluer jusqu’à Saint-Félicien. Avant d’entreprendre la longue descente qui sépare Lalouvesc de l’arrivée, il nous reste toutefois à gravir la côte de Lalouvesc, ce qui n’est pas précisément une partie de plaisir car la chaleur commence à faire son effet, faisant fondre à certains endroits le bitume et nous collant à la route. C’est dans cette côte que Martine inaugure un nouveau concept concernant les crevaisons, ce n’est plus le « jamais deux sans trois », c’est le « jamais trois sans quatre » ! Tel est en effet le nombre de réparations auquel elle a été contrainte durant ces quatre jours ! Il va de soi qu’elle a été un peu aidée dans cette tâche… pas dans celle de crever mais dans celle de réparer ! Malgré l’égalité revendiquée des sexes, un peu de galanterie ne fait pas de mal !
Arrivés à Lalouvesc, il ne nous reste plus qu’à nous laisser descendre jusqu’à Saint-Félicien mais quand je dis « laisser descendre», j’exagère sans doute un peu car certains membres du groupe ont tenu à effectuer cette portion finale à une allure que nous qualifierons modestement de « soutenue » !
Quelques-uns restent alors à Saint-Félicien pour garder les bagages pendant que les autres rentrent à vélo à Satillieu et qu’une voiture retourne à Saint-Félicien récupérer les sacs.
Le soir, à notre hôtel de Satillieu, Jeannot, grand seigneur, nous offre le champagne afin de fêter sa réussite dans une Ardéchoise en 4 jours qu’il a été une ou deux fois tout près d’abandonner.
Et voilà, c’en est déjà fini de cette Ardéchoise 2017 selon une recette maintenant bien éprouvée : une équipe solidaire et empreinte de bonne humeur, onze participants bien décidés à prendre leur temps et à ne pas bouder leur plaisir, un zeste de pluie pour nous rafraîchir lorsque la canicule menace, de sérieux efforts aussi car on n’a rien sans rien… Je suis prêt à parier que dans l’esprit de quelques-uns d’entre nous, et dans le mien en tout cas, flotte déjà l’idée d’une participation en 2018.
Et comment ne pas remercier pour terminer la fantastique équipe de bénévoles qui nous a régalés tout au long du parcours avec des ravitaillements aussi variés qu’abondants, des décorations rivalisant d’inventivité et une bonne humeur qui ne se dément jamais au fil des années sans qu’une lassitude qui pourrait être compréhensible ne vienne les atteindre. Merci donc à eux tous…
et vivement 2018 !!!  

 

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