Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Traversée des Pyrénées - Du 6 au 14 juillet 2011

6 JUILLET : SAINT-JEAN-DE-LUZ - SARE - Itinéraire dans VisuGpx


Etape1

Après un trajet en train de Sète à Saint-Jean de Luz, c'est à peine un échauffement qui nous attend aujourd'hui pour rallier Sare où nous passons notre première nuit en chambres d'hôtes après avoir franchi notre premier col, le col d'Ibardin (317 m !).

P1010805 

7 JUILLET : SARE - LARRAU - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape2

C'est sous un ciel couvert que débute vraiment notre traversée des Pyrénées. Peu après avoir quitté Sare, un léger crachin se met à tomber, sans toutefois que cela devienne vraiment gênant.

Les deux premiers cols de la journée sont le Puerto de Otsonde et le col d'Ispéguy, pas de quoi nous effrayer puisqu'ils affichent tous deux une altitude inférieure à 700 m. Lors d'une courte incursion en Espagne, le crachin se transforme en pluie et nous contraints à recourir à une protection un peu plus appropriée.

La principale difficulté de cette étape est le col de Burdincurutcheta qui nous fait entrer dans le vif du sujet puisqu'il culmine à 1135 m et comporte quelques passages à plus de 11 % dans les premières pentes. Entre ce col et celui de Bagargi, c'est une succession de petites descentes et de côtes qui nous conduits à 1327 m, point culminant de cette journée qui précède la descente sur Larrau.

P1010834Arrivés dans cette localité, nous cherchons en vain le gîte "Logibar" où nous devons passer la nuit avant de nous apercevoir qu'il est situé à 3 km en contrebas du village. Ce n'est pas une très bonne nouvelle puisqu'il va falloir remonter ces trois kilomètres demain matin pour retrouver la route du Port de Larrau et comme l'étape de demain était déjà la plus difficile de toutes, ça promet ! Mais il en faudrait plus pour entamer notre optimisme d'autant que la météo semble s'améliorer sensiblement.

 

8 JUILLET - LARRAU - BILHERES - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape3

Après la remontée du gîte jusqu'à Larrau, c'est parti pour l'ascension du col d'Erroymendi (1362 m) avec quelques passages à 11 %. Du col d'Erroymendi au Port de Larrau, le profil est accidenté, faisant alterner courtes descentes et raidillons, ce qui nous fait atteindre l'altitude de 1578 m.

Après une portion vallonnée dans la vallée, il nous faut reprendre l'ascension vers le col de la Pierre-Saint-Martin, point culminant de l'étape à 1770 m. A proximité de ce col, lors d'une courte incursion en Espagne, nous espérons pouvoir casser une croûte dans un restaurant. Nous y sommes malheureusement reçus plutôt fraîchement car on y attend l'arrivée d'un groupe important et on n'a manifestement pas très envie de perturber le service en accueillant quatre malheureux Français !

P1010842Nous voilà donc obligés de commencer la descente jusqu'au-dessus d'Arette où un aubergiste très sympathique nous régale avec un superbe sandwich cachant deux épaisses et excellentes tranches de jambon.

Le reste de l'étape comporte le franchissement de deux petits cols (Lie et Ichère) dont le dénivelé paraît insignifiant (à peine 300 m) mais avec tout de même quelques passages à 9 %.

Mais tout ça n'est rien à côté du col de Marie Blanque avec trois kilomètres à plus de 11 % et un final à 13 % ! Compte tenu de ce qui avait précédé, c'est quelque peu émoussés que nous atteignons enfin le sommet de cette gâterie.

Heureusement, l'auberge du Chemin de la Perchade qui nous attend à Bilhères ne manque pas de charme et nous procure un repas et une nuit reconstituants.

 

9 JUILLET - BILHERES - SAINTE-MARIE-DE-CAMPAN - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape4

 

Au programme de l'étape d'aujourd'hui : deux cols mythiques des Pyrénées, l'Aubisque et le Tourmalet. L'ascension de la première de ces deux difficultés s'effectue avec une visibilité limitée par un brouillard dont les nappes vont et viennent au gré du vent. La fraîcheur dans laquelle nous évoluons rend cette montée presque facile et, arrivés au sommet, nous avons la chance que les nappes de brouillard se déchirent, nous permettant par moments d'apercevoir les sommets environnants. 

Dans la courte descente avant le Soulor, la visibilité est bien meilleure, découvrant des paysages magnifiques. Quant à la courte montée vers le Soulor, ce n'est qu'une formalité (une centaine de mètres de D+) que nous pourrions presque monter "sur la plaque" si nous n'avions pas les sacoches qui alourdissent sensiblement nos vélos.

Redescendus à Argelès-Gazost, nous tombons sur la fête de la Transhumance. Halte obligatoire donc pour profiter un peu du spectacle.

C'est un long plat montant qui nous conduits jusqu'à Saint-Sauveur où nous cassons la croûte avant d'attaquer la montée au point culminant de notre traversée : le Tourmalet (2115 m).

P1010873C'est une très longue montée de 1600 m de D+ avec un final à 10 % que la chaleur du milieu de l'après-midi rend d'autant plus difficile. Nous en venons cependant à bout et faisons au sommet une longue pause en profitant du temps maintenant bien dégagé avant de rallier Sainte-Marie-de-Campan où le gîte de l'Ardoisière nous accueille avec ses murs couverts de photos et de panneaux explicatifs relatant les grands moments du Tour de France depuis sa création, notamment l'épisode fameux d'Eugène Christophe faisant ressouder sa fourche par le forgeron du village lors du Tour 1913 !

 

10 JUILLET - SAINTE-MARIE-DE-CAMPAN - FOS - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape5

 

Encore trois cols mythiques au programme de cette étape : Aspin, Peyresourde et Portillon.

Nous avions même prévu de monter à Val Louron entre les deux premiers cols mais nous y renoncerons finalement : une étape un peu plus courte entre celle d'hier et celle de demain sera la bienvenue !

L'ascension d'Aspin à la fraîche est presque facile, celle de Peyresourde à peine plus difficile mais après une pause à Luchon pour le repas de midi, les choses se corsent dans le col du Portillon avec un passage à 14 %, heureusement assez court.

P1010884En consultant le profil un peu rapidement, je situais le sommet à 1500 mètres. Comme il culmine à moins de 1300 mètres, je le vois arriver plus tôt que prévu, ce qui n'est pas pour me déplaire !

Le profil de l'étape faisait apparaître une courte mais très forte montée juste avant l'arrivée à Fos, ce qui ne manquait pas de nous inquiéter quelque peu. En fait, jusqu'à Fos, ce n'est qu'un plat descendant sans la moindre difficulté !

La soirée au gîte du Moulin à Fos est l'occasion d'une discussion animée avec un groupe de randonneurs pédestres fort sympathiques.

 

11 JUILLET - FOS - AULUS-LES-BAINS - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape6

 

 

La première difficulté de la journée est le col de Menté, rendu tragiquement célèbre par la chute qu'y effectua Luis Ocana lors du Tour 1971 alors qu'il était porteur du maillot jaune. Heureusement, les conditions météo que nous y rencontrons n'ont rien de l'apocalypse qui y régnait lors de cet épisode resté dans les mémoires.

Le col du Portet d'Aspet qui lui succède comporte deux portions très raides mais comme l'ascension est assez courte, ces deux raidillons ne sont pas trop indigestes.

Après une assez longue portion en plat descendant puis montant, l'auberge de la Core nous attend pour un repas revigorant avant de nous confronter au col de la Core sans grande difficulté si ce n'est une longueur (plus de 15 km) et un dénivelé (890 m) qui ne manquent pas d'être éprouvants dans la chaleur du début de l'après-midi.

P1010906Quant au col de Latrape, il est beaucoup plus court mais aussi plus difficile.

Le gîte "La Goulue" où nous passons la nuit à Aulus-les-Bains est installé dans un immense bâtiment qui était autrefois le casino d'Aulus. Ce bâtiment est en cours de restauration par ses propriétaires actuels et la partie dans laquelle le gîte est installé est d'ores et déjà magnifiquement restaurée.

 

12 JUILLET - AULUS-LES-BAINS - ESCOULOUBRE - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape7

 

Dès le départ d'Aulus et sans le moindre échauffement, se profilent les premiers lacets du col d'Agnes qui n'est pas sans présenter de sérieuses difficultés avec un pourcentage moyen de 8 % et des passages à plus de 10 %.

Le Port de Lers qui lui succède est facile par ce versant qui comporte seulement 200 mètres de dénivelé positif.

Une longue et belle descente débute ensuite. Elle est suivie d'un long plat d'abord descendant  puis montant jusqu'à Ax-les-Thermes où nous cassons la croûte.

Le dernier col de la journée, le col de Pailhères, nous offre la deuxième - et dernière - occasion de dépasser l'altitude de 2000 mètres, même si c'est de très peu puis que son sommet culmine à 2001 mètres !

Les dernières pentes présentent des pourcentages dépassant les 10 % mais cet effort est largement récompensé par les magnifiques paysages dont la descente nous gratifie.

Une dernière dépense d'énergie pour gravir le petit col de Moulis (300 m de dénivelé) et il n'y a plus qu'à se laisser descendre sur Escouloubre où nous attend le dernier raidillon permettant d'accéder à la ferme-auberge "Le Cochon du Madres" où nous passons la nuit.

Mais avant de tomber dans les bras de Morphée, nos hôtes nous ont réservé un repas véritablement pantagruélique et si appétissant que nous n'avons pas à nous forcer pour y faire honneur, même si nous craignons un peu d'avoir à payer demain ces débordements !

 

P1010926

 

13 JUILLET - ESCOULOUBRE - TUCHAN - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape8

 

Il a plu toute la nuit, il a même grêlé à un moment, mais au moment de prendre le petit déjeuner, la pluie cesse de tomber et, au moment d'attaquer l'insignifiant col de Garavel (200 mètres de dénivelé), le ciel est certes encore couvert mais il ne va pas cesser de s'éclaircir tout au long de la matinée. 

La dernière ascension de cette traversée des Pyrénées qui mérite le nom de "col" est le col de Jau qui dépasse de peu les 1500 mètres d'altitude.

Une fois cette difficulté gravie, commence un très long plat descendant que nous allons parcourir avec l'aide d'un vent presque toujours favorable qui nous aide à maintenir une moyenne soutenue, de sorte que nous parvenons peu après midi à Pollestres où il est prévu que nous prenions le repas de midi chez les parents de Simone, installés dans cette localité depuis de nombreuses années.

P1010946Nous sommes magnifiquement reçus par Monsieur et Madame Marchal mais il faut bien finir par nous arracher à cette ambiance sympathique si nous voulons parvenir à Tuchan à une heure raisonnable.

Nous avons bien fait d'ailleurs de ne pas trop traîner car, après Pollestres, notre direction changeant sensiblement, le vent assez violent est le plus souvent latéral et, comme il souffle en rafales, les quelques dizaines de kilomètres qui succèdent à Pollestres sont plutôt difficiles, au point qu'il n'est guère possible de lâcher le guidon d'une main pour saisir le bidon ! Heureusement, les derniers kilomètres avant Tuchan sont beaucoup moins ventés et la circulation y est presque inexistante.

Une dernière côte nous attend, c'est celle qui permet d'accéder au gîte de Saint-Roch par une toute petite route avec des pourcentages qui n'ont rien à envier à ceux des cols les plus difficiles.

Cette côte s'avère éprouvante pour Simone dont les forces commencent à être sérieusement émoussées par cette longue lutte contre le vent, d'autant que sa morphologie ne se prête guère à ce genre d'efforts. Cela ne l'empêche toutefois pas de parvenir au gîte sans mettre pied à terre, aidée en cela par sa volonté légendaire.

 

14 JUILLET - TUCHAN - FRONTIGNAN - Itinéraire dans VisuGpx

 

Etape9

 

Un dernier col sur cette dernière étape : le col d'Extrême (251 mètres d'altitude, 100 mètres de dénivelé !)... bref, ça se monte sur le grand plateau !

La suite n'est plus qu'un long défilé dans les Corbières au milieu, tantôt de la garrigue, tantôt des vignes.

Le vent a heureusement nettement faibli depuis hier et, comme il est de nouveau souvent favorable ou au pire de trois quarts arrière, la progression s'effectue à allure soutenue. 

P1010963

 

Un dernier détour par Bouzigues pour déguster une mousse sur le port et nous voilà de retour à Frontignan après avoir parcouru 1050 kilomètres, gravi près d'une trentaine de cols et effectué 21 200 mètres de dénivelé.

 

ALBUM PHOTOS

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article