Compte-rendu de Pascal
Sortie à la carte.
17 membres de l'UCTM ont eu le courage de se présenter au départ ce dimanche à 7 heures et seulement 4 degrés. Qu'importent ces conditions, la motivation était là. Dans la côte d'Hyot, crevaison de Christian. Normal, à force de rouler, il use gravement son matériel. Les moins rapides décident de prendre de l'avance jusqu'à Ludran. Les cadors attendent Christian.
Les intermédiaires se regrouperont au
sommet et attendront un très long moment avant de comprendre qu'il n'était pas nécessaire d'aller aussi haut.
Après un col de Ludran avalé par le groupe intermédiaire à vive allure, regroupement général à Villard. Montée en peloton dans la Vallée Verte à la découverte d'un parcours que peu d'entre nous
connaissent. Torchebise a une allure de Giro avec 300 m de montée sévère sans revêtement sur la route. La DDE semble avoir oublié ce coin de Haute Savoie. Quelques km de route en balcon au-dessus
de la vallée ont écrèmé la troupe. Les boeufs à l'avant montent tant que ça monte au mépris du bon itinéraire connu des seuls anciens qui ferment sagement la marche. Vient alors la montée vers
Ajonc. Chacun a une pensée émue pour Jo Rapin auteur de ce parcours. Merci Jo.
A Plaine Joux, regroupement de camions de saisonniers, on sent presque les effluves de fumées illicites. Belle descente. Et là, partent à droite en descente tous ceux qui ont promis à leur femme de rentrer pour le déjeuner. A gauche, ceux qui gèrent avec davantage d'autorité ce type de situation. On monte, on descend, on remonte, on redescend, et ça recommence jusqu'au magnifique mur de la Crevaz qui crève les organismes et use les restes de jambes.
Halte à Messy. Normal, c'est dimanche
et il nous tardait de voir le Messy. On regroupe le dispositif jusqu'à Mieussy. Après Taninges, éclatement du groupe. A gauche les cuits. A droite, vers la vieille route de Châtillon, les qui ne
savent pas encore qu'ils sont cuits, eux aussi. Descente à Marignier à haute vitesse (dixit Gilles, le grand) sous l'impulsion du 50 de Jean-Claude qui tourna bien vite les jambes, malgré son
handicap physiologique.
Midi pile. Impeccable.
Michel est cuit et, grâce à la chaleur du soleil, a pu retrouver ses attributs sans couper le mâle. Hugues s'est battu avec rage pour ne pas laisser passer la fille. Simone, dite le camel bag, passe ses plateaux avec un gant médical. Jean-Pierre prend tous les virages à la corde. Jacky voit des chevreuils traverser devant lui. Gilles, le moins grand, met tout son coeur à monter Ajonc au plus vite. Jean, le Marcel Pagnol d'Ayze se plaît à rouler en deça de 48 km/h. Jean-Pierre a mis les manches blanches. Frédéric a dompté Ajonc. Alain a suivi.
Rendez-vous dimanche prochain.
Compte-rendu de Jean-Claude
Ce matin, premier rendez-vous de la saison à 7 heures.
Nous sommes pourtant 17 motivés. Groupe important, s'il en est.
Grâce à une organisation sans faille, nous ne ferons guère plus de 20 km sur 90 ensemble.
Au début, tout se passe pourtant bien, le rythme est « cool mais soutenu ».
Pascal nous débite les vannes, les unes à la suite des autres, du genre « le journal que t'as pas lu », en s'adressant à Christian Lapalu.
Ce même Christian est le premier grain
de sable dans le rouage, crevaison dans la côte d'Hyot.
Nous restons à 5 pour la réparation, le reste du groupe nous attend en haut ( de quoi?).
La réparation est laborieuse, on repart après 10 bonnes minutes. Nous sommes les incorruptibles de l'UCTM, on poursuit le circuit prévu, sans raccourci ni autre détour. Nous appuyons sur le
pédalier, je crois même que j'ai transpiré.
Pont de Fillinges, toujours personne, décidément il va falloir accélérer, ça finit par payer, peu avant Ludran, nous rejoignons le groupe, du moins « les moins rapides », car
effectivement une autre partie d'entre eux avait décidé de nous attendre, (où?).
A Ludran, cacophonie complète, et seul
consensus qui émerge : « les absents ont dû passer par ailleurs ».
On pousse jusqu'à Villard, et là on attend... Pas bien longtemps, les voilà qui arrivent, l'UCTM est à nouveau réuni, pour combien de temps ?
Échange d'amabilités, demande d'explications, et même regret d'absence du GPS présidentiel, c'est dire...
Encore une fois, le seul consensus qui émerge : « Quelqu'un doit, systématiquement la veille des sorties UCTM, baliser le parcours, sinon on ne s'en sortira pas... »
Un peu de VTT dans Torchebise, montée d'Ajonc, rien à dire à part que ça monte. Au sommet on procède au comptage, on est tous là, on s'améliore.
A Onnion, une partie du groupe rentre direct, pour la majorité c'est le circuit prévu, enfin on essaie. On se goure à la sortie d'Onnion, donc pas de Megevette.
Mieussy-Taninges, on rattrape le temps perdu. A la bifurcation de la vieille route de Châtillon, nouvelle scission du groupe, nous ne sommes plus guère que 6 à monter par « les
Bois ».
C'est là que Pascal décide de tout donner, je peux témoigner, il ne restait plus rien au sommet.
Arrivée à Châtillon, c'est à ne plus rien y comprendre, une partie de ceux qui nous avaient quittés à Onnion sont là ???
En conclusion, en ce premier mai, jamais un proverbe de saison ne fut plus à propos : sortie du premier mai, fais ce qu'il te plaît.