Nouveau départ de Colombier-le-Vieux ce matin pour rallier la ligne de départ officielle de la Méridionale. Nous avions espéré pouvoir partir directement de Colombier-le-Vieux en direction de l'est mais, renseignements pris hier soir auprès des organisateurs, ça n'est pas possible. Il nous faut donc refaire l'aller-retour Colombier - Saint-Félicien déjà effectué hier. Bah, ça n'est pas bien grave, ça ne fera jamais qu'une vingtaine de kilomètres de plus !
Nous sommes fermement décidés ce matin à ne pas
renouveler le petit jeu d'hier qui consistait à aller constamment chercher le peloton qui nous précédait, aidés d'ailleurs en cela par le fait qu'il y a moins de groupes sur la route qu'hier en
raison du plus grand nombre de parcours proposés au choix des participants. Cette résolution va tout de même subir quelques entorses... on ne se refait pas !
Dans cette première partie d'étape, les petits cols
se suivent à un rythme soutenu : cols des Croix, de Mayres, de Serre, de la Justice (heureusement moins raide que son nom pourrait le laisser croire) et de Chalencon.
Redescendus à l'altitude de 300 m, il faut maintenant attaquer la première grosse difficulté de la journée : le col de la Faye (18,7 km avec un pourcentage moyen heureusement limité à 3,7 %).
Contrairement à ce à quoi nous nous attendions, les ravitaillements sont presque aussi nombreux qu'hier et toujours aussi abondamment pourvus. Nous n'aurons donc pas besoin de trouver en chemin un petit restaurant ou une auberge pour reconstituer nos forces. Une pause au col de la Faye avec une salade de pâtes ou un sandwich y pourvoira suffisamment.
Christian en profite pour esquisser quelques pas de danse avec une charmante personne d'un groupe folklorique local et nous voilà repartis pour une très belle descente sur Albon.
Un peu plus loin, c'est Saint-Pierreville et son
inoubliable (et désormais traditionnel) ravitaillement avec notamment de la bière pression à la châtaigne, à la cerise et à la myrtille ! Nous n'en abusons pas cependant, conscients des
difficultés qu'il nous reste à franchir, à commencer par les cols de Tauzuc et de la Fayolle qui ne sont toutefois pas d'une raideur effrayante.
Arrivés à l'entrée de Privas, première crevaison... elle est pour moi
. A peine avons-nous terminé la réparation que
Pascal s'aperçoit à son tour que sa roue arrière est dégonflée... rebelote donc pour une deuxième réparation.
Il nous faut maintenant nous confronter à la deuxième grosse difficulté de la journée : le col du Bénas (12,5 km à 4,1 % de moyenne). Nous y sommes hélas surpris par la pluie qui se met à tomber de plus en plus fort à mesure que nous nous élevons.
Je suis parvenu à peu près à la moitié de l'ascension lorsque je crève une deuxième fois. Pour comble de malchance, je n'ai à ce moment à mes côtés que Pascal qui a crevé lui aussi un peu avant et qui n'a donc plus de chambre de rechange. Il ne me reste qu'une solution pendant que j'envoie Pascal prévenir les autres : réparer avec de la colle et une rustine... mais je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé d'essayer de coller une rustine sous une pluie battante... je peux vous dire que ce n'est pas de la tarte ! J'y parviens cependant et j'essaie alors en vain de remettre mon pneu en place : mes mains et mes gants trempés glissent sur la jante et c'est mission impossible. Heureusement, un agriculteur a alors la bonne idée d'arriver avec son tracteur et de me proposer son aide. En nous y prenant à deux, nous parvenons enfin avec toutes les peines du monde à remettre le pneu en place.
Il ne me reste plus qu'à terminer l'ascension de ce
p... de col du Benas en appréhendant à tout instant une nouvelle crevaison car ma chambre, après avoir traîné dans le sable et la boue, ne me donnait pas toutes les garanties souhaitables de
parvenir à bon port.
Au sommet, je retrouve mes coéquipiers qui ont eu la gentillesse de m'attendre bien qu'un peu frigorifiés et c'est un groupe reconstitué qui rallie le gîte de Tartaillan à Sceautres, terme de cette deuxième étape, où je m'empresse, aussitôt arrivé, de remplacer la chambre qui m'inquiétait par une chambre neuve qui m'attendait dans mon bagage.
Les excellentes conditions d'hébergement du gîte de Tartaillan et le repas roboratif préparé par notre hôte (au masculin !) nous font bien vite oublier cette fin d'étape un peu difficile !
Bilan de la journée : 190 km et 3150 m de dénivelé. Parcours dans VisuGpx