Mercredi 13 juin : Saint-Félicien - Privas
C’est après une nuit passée comme d’habitude à Lalouvesc à la Vie Tara (ne me demandez pas pourquoi ça s’appelle comme ça, je n’en ai pas la moindre idée) que notre groupe de neuf s’ébranle pour une Ardéchoise en quatre jours avec l’espoir d’échapper cette année à la pluie et au froid qui ont marqué les éditions précédentes.
Pour le moment, ça se présente plutôt bien avec un ciel partagé entre nuages et éclaircies mais sans risque immédiat d’averse.
La première partie de l’étape consiste en une
succession de petits cols qui n’ont guère de quoi impressionner les Haut-Savoyards que nous sommes. Les cols des Croix, de Mayres, de Serre, de la Justice (loin d’être aussi raide que son nom
pourrait le laisser supposer) et de Chalencon sont donc franchis sans difficulté. Les choses sérieuses commencent avec le col de la Faye qui culmine à 1019 m après une montée de 16 km à peine
interrompue par la courte descente qui succède au col de Burianne.
Lorsque nous arrivons là-haut, bien que les ravitaillements aient déjà été nombreux auparavant, il est temps de faire une pause un peu plus sérieuse et la salade de pâtes qui nous est proposée est la bienvenue même si une somme modique nous est demandée en échange.
Après cet arrêt un peu prolongé, il est temps
d’entamer la longue et magnifique descente vers Albon. Environ deux kilomètres après le début de la descente, Maguy s’aperçoit soudain qu’elle a oublié son sac à dos au col. Un vieux fond de
galanterie m’amène à lui proposer de remonter le chercher, ce qui me permet de bénéficier une deuxième fois du superbe panorama des premiers kilomètres de descente.
Un peu plus loin, c'est Saint-Pierreville et son inoubliable (et désormais traditionnel) ravitaillement avec notamment de la bière pression à la châtaigne, à la cerise et à la myrtille ! Nous n'en abusons pas cependant, conscients des difficultés qu'il nous reste à franchir, à commencer par les cols de Tauzuc et de la Fayolle qui ne sont toutefois pas d'une raideur effrayante.
Le reste de l’étape ne consiste pratiquement plus qu’en une longue descente jusqu’à Privas où nous trouvons sans aucune difficulté l’hôtel « La Chaumette » où nous allons passer la nuit. L’étape dans cet hôtel 3 étoiles aurait été idyllique si nous n’avions pas dû passer plus de deux heures à table pour déguster des pâtes quasiment froides !