Nous voilà cinq (retraités évidemment !) sur le départ ce matin à sept heures pour un périple à travers la Haute-Savoie, la Suisse, l'Ain et le Jura.
Il fait encore presque nuit quand nous quittons Marignier, Jo, Bernard et moi en direction de Saint-Pierre où nous retrouvons Yves et René. La montée à Saint-Laurent constitue un petit échauffement
que nous avalons à allure modérée. La première difficulté sérieuse, c'est la montée entre Eteaux et le Crêt du Char, une côte courte mais sévère dans laquelle Yves émet quelques propos
désobligeants pour le concepteur du parcours ! L'itinéraire se poursuit à travers le plateau des Bornes jusqu'à Cruseilles puis sur la route du Salève que nous abandonnons assez rapidement pour
prendre la direction de Saint-Blaise et du Mont Sion. Un peu après Valleiry, nous pénétrons en Suisse et franchissons le Rhône. C'est alors que le vélo de Bernard commence à émettre quelques
sonorités inhabituelles. Un examen approfondi nous permet de découvrir qu'une hernie est en train de se former sur son pneu arrière. Nous lui conseillons de procéder au changement de pneu puisque
Jo en a pris un en réserve mais il préfère continuer encore un peu, appliquant en cela le précepte du politicien Henri Queuille : "Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse
par venir à bout."

Nous poursuivons donc en direction de Gex où nous arrivons un peu avant treize
heures. Il est donc temps de s'octroyer une pause revigorante avant d'attaquer le gros morceau du jour. La terrasse d'un restaurant nous tend les bras et nous y faisons même la connaissance d'une
serveuse dont la famille est originaire de Thyez !
Il est temps ensuite d'affronter le col de la Faucille, une montée assez régulière et sans pourcentages excessifs, si l'on excepte le raccourci bien raide par lequel nous quittons Gex !
La descente du col est effectuée à allure réduite, en pensant au pneu de Bernard et à son explosion possible. Dans la montée entre Mijoux et Lajoux, René qui se sent des fourmis dans les jambes,
prend la roue d'un cycliste qui monte à une allure nettement supérieure à nous et le suit jusqu'à ce que sa direction se sépare de la nôtre. Nous n'avons alors plus qu'à rallier Prémanon par une
succession de faux-plats montants et de courtes descentes.

Nous arrivons au gîte de la Grenotte (ancienne ferme jurassienne
magnifiquement restaurée) vers dix-sept heures et notre premier souci est d'y déguster une "Nébuleuse" (bière de fabrication locale). Le deuxième souci consiste en une séance de mécanique sur le
vélo de Bernard et c'est bien sûr Jo qui va s'y coller. Il faut dire que, vu l'état de la chaîne, ce n'est pas un cadeau et il ne faudra pas moins d'une bonne dose de Paic Citron pour que les mains
de Jo retrouvent un aspect à peu près présentable !

Le lendemain matin, le parcours débute par une forte montée sur la petite
route d'accès à la Grenotte à laquelle succède la montée au col de la Givrine, plutôt facile par ce versant. La descente de la Givrine sur Nyon serait un véritable régal si la chaussée n'était pas
avant et après chaque virage traversée par des bandes ralentisseuses qui imposent une vigilance permanente.
A partir de Nyon, nous suivons l'itinéraire du tour du Léman jusqu'à Chens-sur-Léman où nous bifurquons en direction de Douvaine. Nous y parvenons à l'heure du repas de midi, pris encore une fois
en terrasse et constitué d'un excellent filet de féra, avant de poursuivre par Ballaison et Bons-en-Chablais où nous choisissons de monter à Saxel par Langin plutôt que par l'itinéraire
traditionnel; une variante que nous recommandons aux amateurs de fortes pentes : pourcentages de 15 à 16 % sur plus d'un kilomètre !
Nous rejoignons à Marclay la route habituelle du col de Saxel que nous commençons à gravir à allure modérée. René est le premier à mettre le feu aux poudres, bientôt relayé par Yves, de sorte que
la fin de l'ascension est effectuée à une allure que nous qualifierons pudiquement de soutenue.

L'arrêt au sommet du col pour la mousse traditionnelle s'impose évidemment
avant la descente sur Boëge par Chez Layat qui donne à Jo des idées pour le livret 2010.
Nous continuons par le col de Ludran au sommet duquel Bernard sort fort opportunément une plaque de chocolat de ses bagages. An bas de la descente de Sevraz sur Bucquigny (panneau annonçant une
pente de 18 % !), Bernard a l'idée lumineuse de la remonter pour vérifier si elle est plus pentue que celle de Langin. Comme nous ne résistons guère à relever ce genre de défis, c'est parti pour
faire la montée en sens inverse et pour vérifier que, si elle est moins longue que celle de Langin, elle est largement aussi pentue !
Nous décidons alors de raccompagner Yves jusque chez lui, de peur qu'il ne s'égare en chemin, et c'est par Saint-Jean de Tholome que nous choisissons de passer avant de nous offrir une dernière
côte en passant par Chez Padon avant de redescendre sur Faucigny et Bonneville.
Arrivés à Saint-Pierre, c'est chez Yves, attablés devant une bouteille de Cerdon (en prélude à la rando de dimanche) que se termine ce périple de deux jours qui n'aura été "que du bonheur".
Album photos
Bilan chiffré :
- Mercredi 23 septembre : 148 km et 2500 m de D+
- Jeudi 24 septembre : 150 km et 1680 m de D+
Itinéraire & profil de la première journée
Itinéraire et profil de la deuxième journée
L'objectif des 10 000 km pour 2009 est en passe d'être atteint : 9954 km et 144
840 m de D+ à ce jour.
La barre des 10 000 devrait être franchie dimanche !