
Certaines jambes sont un peu lourdes ce matin... heureusement, les premiers
kilomètres sont plutôt descendants et nous laissent le loisir d'admirer quelques paysages caractéristiques de cette partie de l'Ardèche, qui semblent avoir inspiré les paroles de la chanson de
Jean Ferrat "La montagne" :
Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline
Qu'importent les jours les années
Ils avaient tous l'âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne...
En effet, de nombreux murs de pierres sèches s'étagent sur un grande partie de la colline, délimitant des terrasses autrefois dédiées à la vigne et aux cultures, et aujourd'hui abandonnées.
Comme la route est pratiquement déserte, nous pouvons nous abandonner quelques minutes à la contemplation de ce spectacle qui évoque aussi malheureusement un monde en voie de disparition...

Une fois le col de la Fayolle franchi, c'est la longue descente sur Privas qui commence avant la non moins longue remontée au col du Bénas.
Au bas du col, une halte en terrasse pour reconstituer des forces un peu entamées s'impose... à l'issue de laquelle le "gamin" nous propose d'aller prendre le café chez ses beaux-parents
dans leur résidence d'été qui domine la rive de l'Ardèche... Un petit coin de paradis qu'il nous faut cependant quitter, accompagnés du beau-père du "gamin" qui va nous tenir compagnie sur le
vélo jusqu'au col d'Aizac où se termine cette troisième étape au gîte dénommé "Le Volcan d'Aizac".
Véronique, l'épouse du "gamin" et sa fille nous rejoignent en fin de journée et c'est donc à dix que nous nous rendons à pied à la ferme-auberge où nous est servi un repas du soir à base de
produits locaux.