Le groupe "Pain d'épices.
Nous étions 18, ce samedi, à nous lancer sur le parcours prévu par le club, pleins d'entrain et de bonne humeur... jusqu'à la montée de Thuet.
Hou là là. La montée de Thuet. Redoutable entre toutes après le plat de pâtes avalé rapidement à midi avant de rouler vers Marignier pour le départ. Les pâtes sont restées coincées dans l'estomac rien qu'à la vue des pentes. "La route pourtant déjà presque verticale se redressait encore" aurait dit Gasron Rebuffat (qui ne faisait que rarement du vélo).
Mais loin de viser les virages apaisants de la montée vers le Mont, il fallut tourner à droite direction le plateau de Solaison, puis à droite vers le plateau d'Andey. Oh misère !
Après des montées improbables, à chaque virage, on croit arriver. On croit.
Dans l'espérance de l'enchaînement des virages, chacun fait le bilan de son état personnel : Qu'est-ce que c'est que cette montée du samedi après-midi ? Les pâtes pas digérées, les mollets en feu, le souffle court, le moral à zéro. Les autres sont passés là ? Je suis sûr d'être encore sur la bonne route ? Le topo ne parlait-il pas d'un chemin non goudronné ? N'est-ce pas celui que j'ai vu partir sur le droite ? Et ça monte, et ça monte encore... La chaleur ajoute à la pénibilité du moment. C'est l'agonie pour certains.
On croit même entendre notre docteur Bouclier nous encourager depuis la futaie.
Quand enfin le sommet apparaît avec Olivier qui nous y attend, le gnôme qui monte tout en danseuse. Il nous y attend depuis un quart d'heure.
Chacun arrive à son tour, à son rythme. Ouf. Chacun peste sur la difficulté de la montée et sur sa longueur.
Les uns après les autres, chacun arrive.
Michel Cansier et son fiston, en quad, nous rejoignent pour encourager femme et maman.
Il nous informe qu'un Delerce souffre quelques hectomètres plus bas. En galère dans les épingles relevées. Est-il encore avec nous ? A-t-il fait demi tour ? Doit-on l'attendre ou le considérer comme perdu ? Devons-nous encore l'attendre ? Serons-nous radiés du club par le Comité ? Personne ne représente le Comité. Quelle décision prendre ? Le Comité n'a t-il pas prévu trop dur pour un samedi après-midi ?
Malgré l'impatience des plus aguerris (difficile à contenir, je le reconnais), on l'attend. Et puis on décide finalement de continuer et de le considérer comme perdu, lorsqu'un casque apparaît au-dessus de la pente. C'est lui. Grosse défaillance. Ou plutôt RESPECT pour une performance exceptionnelle à un âge avancé... 75 ?
On l'accueille avec enthousiasme.
Il doit manger. Il sort un morceau de pain d'épices.
Aussitôt, très pragmatiques, nous décidons de faire deux groupes : celui de ceux qui mangent du pain d'épices et le groupe des autres. Conclusion logique d'un décalage temporel dans la performance ascensionnelle.
On repart enfin.
Direction La Chapelle des Evaux.
S'en suit une traversée que nos collègues du VTT n'auraient pas reniée puis une descente vertigineuse par des lacets diaboliques.
Arrivés en bas, le groupe Pain d'Épices est parmi nous mais deux autres membres du groupe opposé manquent à l'appel.
Le groupe Pain d'Epices est aussitôt réintégré.
C'est une crevaison. Avec chambre à air. Mais sans pompe ni démonte-pneus. Hello Hello amis UCTMiens, chambre à air sans pompe ni démonte-pneus ne sert à rien. Heureusement que les UCTMiens sont prévenants et aidants : l'aide nécessaire lui fut prodiguée.
Descente jusqu'à St Pierre, virage vers St Laurent, Hôpital, Amancy puis Bonneville et enfin Marignier : 17h30. 15 km/h de moyenne.
Pas brillant mais l'honneur est sauf : On n'a pas abandonné notre collègue Pain d'Epices.